Littérature « No Jazz for the Leaving » : Katende Ngeleka dévoile les secrets, inspirations et thèmes de son nouveau roman (Interview)

« No Jazz for the Leaving » : Katende Ngeleka dévoile les secrets, inspirations et thèmes de son nouveau roman (Interview)

« No Jazz for the Leaving » : Katende Ngeleka dévoile les secrets, inspirations et thèmes de son nouveau roman (Interview)
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 24 MARS 2026 - 19:58 WAT · 4 min de lecture

L’auteur Katende Ngeleka a officiellement lancé son nouveau roman, « No Jazz for the Leaving », ce samedi 21 mars 2026 aux États-Unis. L’ouvrage entraîne les lecteurs dans un voyage entre le village fictif de Sumbu, Kinshasa et Paris, à travers les destins croisés d’un saxophoniste congolais et d’un escroc français hanté par une relique mystique. Entre réalisme, magie, musique et introspection, le roman explore la complexité des départs, la quête de liberté et les fractures intérieures qui façonnent les êtres. Dans cet entretien accordé à BETO.CD, l’auteur revient sur la genèse du livre, ses inspirations, son message et son long processus créatif.

BETO.CD : Qu’est-ce qui a déclenché l’idée de ce roman ? Y a-t-il un événement, une image ou une musique qui vous a inspiré ? Et que signifie le titre ?

Katende Ngeleka : L’idée derrière « No Jazz for the Leaving » est née d’une réflexion sur le poids émotionnel du départ. Quitter un emploi, une maison ou un village n’est jamais simple. Ces moments sont remplis d’espoir, de peur, d’ambition et parfois d’un certain chagrin. Mulumba et Mr Morgan sont nés de cette idée : le départ comme voyage extérieur, mais aussi comme combat intérieur. L’énergie et l’atmosphère de la rumba kinoise des années 1980 ont également nourri l’esprit du récit. Le titre « No Jazz for the Leaving » reflète cette réalité : la plupart des départs ne se font pas au son d’une musique joyeuse. Ils sont souvent silencieux, complexes, incertains… mais porteurs de possibilités.

B : Selon vous, quel est le message principal ou le thème central de ce roman ?

K : Le thème principal est la quête de liberté — liberté créative, émotionnelle et spirituelle. Le roman explore la manière dont chacun poursuit ses rêves tout en affrontant ses propres ténèbres et les forces extérieures qui influencent son destin.
C’est une histoire d’ambition, de sacrifice, d’identité, d’appartenance, mais aussi du prix des rêves et de la magie cachée dans les espaces africains.

B : À quel type de lecteur ce livre s’adresse-t-il ?

K : Ce livre s’adresse aux lecteurs qui aiment les récits immersifs, profonds et centrés sur les personnages. Il plaira particulièrement aux amateurs de fiction littéraire, aux passionnés d’univers africains urbains et vibrants, aux lecteurs sensibles aux histoires mêlant réalisme et magie, ainsi qu’à ceux attirés par les thèmes de la musique, du destin et de la transformation. En bref : à tous ceux qui recherchent une histoire qu’on ne lit pas seulement… mais qu’on vit.

B : Que souhaitez-vous que les lecteurs retiennent après avoir lu ce roman ?

K : J’aimerais que les lecteurs se sentent profondément connectés aux personnages et aux mondes qu’ils traversent. Qu’ils puissent ressentir le rythme de Kinshasa, vivre le tiraillement entre rêves et réalité, et réfléchir à leurs propres parcours, à leurs propres départs. Mon plus grand souhait est que le lecteur ait l’impression d’avoir vécu une histoire inoubliable.

Aperçu de l’ouvrage

Situé entre le village de Sumbu, Kinshasa et Paris, « No Jazz for the Leaving » raconte le parcours de deux hommes en quête de liberté. Mulumba, saxophoniste tourmenté, rêve de quitter l’étroitesse de son village pour s’imposer sur la scène de la rumba kinoise de 1985 — et, un jour, jouer à Paris.

Mr Morgan, faux religieux et véritable escroc français, vit sous la menace d’un esprit logé dans une relique africaine qu’il a volée en 1937. Il ne pourra retourner en France qu’en affrontant ce qu’il a libéré. C’est une histoire de bonheur et d’horreur, de musique et de magie, de rêves et d’obscurité.

Kinshasa les mettra à l’épreuve. Paris pourrait les détruire. Publié d’abord aux États-Unis, le roman devrait paraître prochainement en Europe et en Afrique.

À propos de l’auteur

Katende Ngeleka, ancien créateur de bandes dessinées, s’inspire aussi bien de Chinua Achebe que de C. S. Lewis. Passionné de voyage, de football et de cinéma — notamment celui d’Antoine Fuqua — il aime accompagner les jeunes talents et échanger avec ses lecteurs via son site internet.

Propos recueillis par Christian Okende


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B
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