Nord-Kivu : les ADF intensifient les tueries à Beni et Lubero
Nord-Kivu : les ADF intensifient les tueries à Beni et Lubero
AFP
Ces derniers jours, les terroristes islamistes d’Allied Democratic Forces (ADF) ont intensifié des attaques contre les civils isolés ou regroupés dans des agglomérations situées dans les territoires de Beni et Lubero, dans la province du Nord-Kivu.
Les opérations menées par ces assaillants se font simultanément dans ces deux territoires. Hier mercredi, ils ont massacré à la machette au moins 32 civils à Muhangi, une localité située à plus de 100 kilomètres de Lubero-Centre. Parmi les victimes figure le chef du groupement de Bulengya, tué alors qu’il revenait dans une mission d’itinérance.
Cependant, plusieurs autres personnes ont été enlevées par ces assaillants et d’autres encore blessées au cours de cette opération sanglante. C’est ce qu’a confirmé l’administrateur du territoire de Lubero. Il atteste aussi que suite à ces nouvelles tueries, premières d’ailleurs à être enregistrées dans cette zone, les habitants se dirigent dans des endroits sécurisés.
D’autres entités proches de la zone sont à moitié vidé de ses habitants. Des villages tels que Vusamba, Musienene, Musimba, Kyambogho et Kimbulu, se dirigent à Butembo. Selon lui, des troupes de l’opération Shujaa incluant les FARDC et L’UPDF ont été déployées dans cette partie pour empêcher de nouvelles tueries en protégeant la population civile.
Mayangose, la nouvelle cible
Après avoir été déjoué par les FARDC d’attaquer Kididiwe, grainier de la population de Beni, les terroristes ont attaqué la semaine dernière Kipe Yayo, un petit village situé à Mayangose. Jeudi 16 Janvier, ces mêmes rebelles ont signé une nouvelle attaque à Mikua, non loin de Kididiwe, leur ancien bastion aujourd’hui contrôlé par les FARDC. Des sources sur place parlent d’au moins une personne tuée. Il s’agit d’une épouse d’un militaire.
Plusieurs cases de la population ont été réduites en cendre. Mikua était considéré comme boucherie humaine des ADF dans les années 2017. C’est là qu’ils avaient établi leur lieu d’exécution des civils enlevés sur la route Beni-Kasindi ou en ville de Beni.
Ces attaques s’intensifient alors que les militaires congolais restent concentrés sur la traque des rebelles du M23-RDF. Ces coïncidences traduisent à une collaboration entre les deux groupes terroristes, affirment plusieurs analystes qui estiment que bien que le rapport des experts de l’ONU ne trace pas véritablement les liens entre ces sanguinaires.
Azarias Mokonzi
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