Parlement Panafricain : La Sénatrice Christine Mwando appelle à une meilleure planification pour l’autonomisation des femmes africaines
Parlement Panafricain : La Sénatrice Christine Mwando appelle à une meilleure planification pour l’autonomisation des femmes africaines
AFP
Le Parlement Panafricain a célébré, ce 31 juillet 2025 à Midrand (Afrique du Sud), la Journée panafricaine de la femme, à l’occasion de la 5e session ordinaire de sa sixième législature. Une journée riche en réflexions, débats et recommandations, organisée sous la direction de Madame Amina Tidjani Yaya, présidente du caucus des femmes parlementaires.
Placée sous le thème : « Les femmes au service de la justice économique et de l’innovation en Afrique : faire progresser les réparations grâce à l’entrepreneuriat », cette commémoration a permis d’aborder plusieurs problématiques touchant à l’autonomisation économique des femmes africaines.
Parmi les intervenantes majeures, la Sénatrice congolaise Christine Mwando Katempa s’est démarquée par une prise de parole franche et engagée, soulignant les défis persistants auxquels les femmes du continent sont confrontées.
« Chez les femmes, on revient toujours sur un problème de finances… mais ce que je demande aux panelistes, c’est d’apprendre aux femmes comment planifier les choses, » a-t-elle martelé. Elle a insisté sur l’importance de la planification, de l’organisation et de la formation pratique pour permettre aux femmes de transformer leurs idées en projets viables.
La Sénatrice n’a pas hésité à pointer du doigt la déconnexion entre les formations offertes par certaines institutions et le soutien financier attendu : « ONU Femmes est toujours là pour nous former, mais ONU Femmes n’est jamais là pour nous financer. On nous répète toujours comment avoir confiance en soi, mais les femmes ont besoin d’apprendre à structurer un projet, à rédiger un budget, à chercher des financements… »
Évoquant la réalité quotidienne des femmes africaines, Christine Mwando a appelé à un changement de mentalité et de pratiques, en soulignant que l’émancipation commence aussi par l’auto-discipline, l’accès à l’information, et le soutien mutuel entre femmes. « Nous passons trop de temps devant les séries télévisées, alors que nous devons nous former, nous informer, et apprendre à utiliser les outils numériques que nous avons entre nos mains, » a-t-elle déclaré.
Les discussions ont couvert plusieurs thématiques, notamment :
Les réparations économiques à travers l’entrepreneuriat féminin;
L’innovation au service de l’inclusion économique;
Les récits inspirants de femmes entrepreneures à travers l’Afrique;
Et une table ronde sur l’avenir des économies africaines dirigées par des femmes.
Les participantes ont aussi mis en lumière les réalisations notables des femmes africaines dans divers secteurs, tout en rappelant les nombreux défis encore à relever : inégalités de genre, violences, sous-représentation politique, accès limité à l’éducation et aux financements.
Pour la Sénatrice Mwando, cette journée fut un moment de bilan et de projection, mais aussi un appel à l’action : « Il est temps que chaque femme africaine puisse réaliser son plein potentiel. Cela passe par l’apprentissage, l’organisation, et surtout la solidarité entre nous. »
Christian Okende
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