Plaidoyer à l’international: un side event pour faire reconnaître le génocide congolais
Plaidoyer à l’international: un side event pour faire reconnaître le génocide congolais
AFP
Dans le cadre de la mobilisation pour la reconnaissance du génocide congolais, le Fonds National de Réparation des Victimes de violences sexuelles liées aux conflits (FONAREV), en collaboration avec la Commission Interinstitutionnelle d’Aide aux Victimes et d’Appui aux Réformes (CIA-VAR), a organisé, ce lundi 4 août, un important Side Event (événement parallèle), réunissant experts, diplomates, acteurs de la société civile, survivants et défenseurs des droits humains. Cet événement visait à alerter la communauté internationale sur la nécessité impérieuse de reconnaître les crimes de masse perpétrés en République démocratique du Congo comme un génocide.
Depuis plus de deux décennies, la RDC est plongée dans une succession de conflits armés et de violences systématiques ayant causé la mort de plusieurs millions de Congolais. Des rapports documentés, notamment le Rapport Mapping du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (2010), pointent des crimes pouvant être qualifiés de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre. Pourtant, aucune reconnaissance officielle du génocide congolais n’a été faite jusqu’à ce jour.
Face à ce silence persistant et à l’inaction de nombreux États, les organisateurs ont voulu créer un espace de dialogue, de mémoire et de plaidoyer pour porter la voix des victimes et interpeller la conscience collective internationale.
Ce side event s’est fixé comme objectif principal de sensibiliser la communauté internationale à la réalité du génocide congolais, en s’appuyant sur des preuves factuelles, des analyses juridiques et des témoignages de survivants.
Parmi les objectifs spécifiques figuraient :

L’information du public national et international sur les atrocités commises en RDC ; La mobilisation de soutiens pour une reconnaissance officielle du génocide ; La collecte de témoignages de victimes et d’experts ; La proposition de pistes concrètes pour la justice transitionnelle, la réparation et la non-répétition ; Le renforcement des réseaux de plaidoyer autour de la mémoire et des réparations.
Une dynamique de justice et de réparation

Les participants ont rappelé que sans reconnaissance, il ne peut y avoir ni justice véritable ni réparation. À travers ce plaidoyer, le FONAREV et la CIA-VAR entendent renforcer les efforts en faveur de la justice transitionnelle, en mettant l’accent sur la vérité, la réparation, la responsabilisation des auteurs et la prévention de futurs crimes de masse.
L’événement a également permis de consolider les partenariats entre acteurs nationaux et internationaux engagés pour la mémoire congolaise, et de poser les bases d’un réseau plus fort pour porter cette lutte à l’échelle mondiale.
À la clôture de l’événement, plusieurs résultats étaient espérés : Une prise de conscience accrue de la gravité des crimes commis en RDC ; Un engagement renouvelé de la part des institutions internationales ; Un soutien renforcé aux initiatives de justice et de réparation ; L’établissement de nouvelles collaborations entre acteurs engagés ; Une meilleure visibilité médiatique et institutionnelle du combat pour la reconnaissance du génocide.

Ce side event marque une étape importante dans la quête de vérité et de justice pour le peuple congolais. Le FONAREV et la CIA-VAR appellent à une action collective et urgente afin que la reconnaissance du génocide ne soit plus une revendication ignorée, mais une réalité historique et juridique assumée par la communauté internationale.
Christian Okende
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