Politique Plus 40 civils massacrés en Ituri par les ADF: l’indignation monte face à l’inaction des forces présentes
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Plus 40 civils massacrés en Ituri par les ADF: l’indignation monte face à l’inaction des forces présentes

Des maisons incendiées par les ADF au cours d'une attaque sanglante à Komanda
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 27 JUILLET 2025 - 20:09 WAT · 2 min de lecture

Une attaque d’une violence inouïe attribuée aux terroristes ADF a coûté la vie à au moins 43 civils, dans la nuit du samedi à ce dimanche à Komanda, une localité située à environ 75 km au nord de Bunia, dans la province de l’Ituri.

Selon des sources locales, les assaillants ont opéré dans un périmètre étroit, en toute discrétion, exécutant froidement des femmes, des enfants et des hommes. Certaines victimes ont été abattues à l’arme à feu, d’autres mutilées à la machette.

«L’attaque a surpris les habitants aux environs d’une heure du matin. Parmi les victimes, il y a des enfants et des femmes. C’était un massacre », témoigne Christophe Munyanderu, défenseur des droits humains et coordonnateur de la CRDH (Convention pour le Respect des Droits de l’Homme).

Parmi les personnes tuées figurent également des fidèles catholiques de la Croisade Eucharistique, réunis en veillée de prière pour préparer la célébration d’un jubilé. Une partie de la localité a été incendiée, plusieurs maisons ayant été entièrement réduites en cendres par les assaillants.

Ce nouveau bain de sang suscite une vive indignation, notamment en raison de la présence dans la zone des Casques bleus de la MONUSCO et des Forces armées de la RDC (FARDC), qui n’auraient pas réagi à l’attaque.

«C’est incompréhensible. La MONUSCO et les FARDC sont présentes dans la région, mais elles n’ont rien fait pour empêcher ce carnage. Nous avons vu des civils désarmés massacrés sans aucune forme d’assistance », déplore Christophe Munyanderu.

Face à cette énième tragédie, il appelle à des mesures concrètes et concertées entre les forces onusiennes et les autorités militaires congolaises pour protéger les populations civiles encore traumatisées. De nombreux habitants ont commencé à fuir Komanda, redoutant une nouvelle incursion des ADF, qui seraient toujours présents dans les environs.

Azarias Mokonzi

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