Politique Présidentielle 2023: Sesanga n’écarte pas l’idée d’une candidature commune de l’opposition en lien avec son projet
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Présidentielle 2023: Sesanga n’écarte pas l’idée d’une candidature commune de l’opposition en lien avec son projet

Présidentielle 2023: Sesanga n’écarte pas l’idée d’une candidature commune de l’opposition en lien avec son projet
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 30 OCTOBRE 2023 - 21:53 WAT · 4 min de lecture

Dans une interview publiée ce lundi 30 octobre par Jeune Afrique, le candidat Président de la République, Delly Sesanga s’est exprimé sur le processus électoral en cours et sur les candidatures de l’opposition en ordre dispensées face à un candidat du pouvoir, Félix Tshisekedi à l’élection présidentielle du 20 décembre 2023 ainsi que tous les enjeux de ce scrutin à quelques jours du lancement officiel de la campagne électorale.

S’agissant du processus électoral en cours que l’opposition congolaise juge « frauduleux », mais y participe quand même, le président du parti Envol, Delly Sesanga a laissé entendre qu’un boycott ouvrirait un boulevard à Félix Tshisekedi car, poursuit-il, ceux qui avaient promu cette stratégie ont d’ailleurs fini par comprendre qu’il était préférable de prendre part à ce scrutin.

« Le seul moyen de lutter contre la fraude est de faire en sorte qu’il y ait une forte mobilisation des électeurs et une surveillance étroite des résultats issus des urnes. C’est dans ce seul espoir que nous allons aux élections, conscients des limites de ce processus et du fait que Félix Tshisekedi et ses partisans ont préparé la fraude », a-t-il souligné.

À la question d’une candidature commune de l’opposition, le candidat Président de la République, Delly Sesanga pense qu’une candidature commune devrait se faire autour de quelques facteurs. Il s’agit notamment du projet, du profil et de l’expérience des affaires publiques.

« C’est un outil pour endiguer la fraude électorale et assurer une participation massive, ce qui sera une des clés du scrutin, mais pas pour garantir la victoire de l’opposition aux élections. En ce qui me concerne, je pense qu’une candidature commune devrait se faire autour de quelques facteurs : le projet, le profil et l’expérience des affaires publiques. On a passé beaucoup de temps, au Congo, à parler des individus, beaucoup moins des projets », a-t-il déclaré.

À ce sujet, d’après lui, ce qu’il s’est passé en 2018 a montré qu’ils peuvent mettre quelqu’un au pouvoir et le pays ne pas en tirer grand chose. D’où, Sesanga n’écarte pas pour autant la possibilité de parvenir, comme en 2018, à une candidature commune de l’opposition.

« Cette fois-ci, si on doit transcender les egos, il faut le faire dans l’intérêt des Congolais. La dernière fois, cela s’est fait à la dernière minute aussi. Le temps de la stratégie électorale n’étant pas advenu, on peut encore attendre de cette opposition un sursaut, même si je répète que cette candidature commune n’est pas une condition essentielle », a-t-il fait remarquer.

Pour Delly Sesanga, sa candidature a été une ambition exprimée et investie par son parti. La retirer au profit d’une autre ne pourra jamais être l’objet d’une décision personnelle.

« Aujourd’hui, je n’ai pas connaissance des projets des uns et des autres pour pouvoir évoquer la perspective de ralliement d’untel ou untel. Nous estimons modestement que nous pouvons servir de point de ralliement de tous les autres et assurer cette victoire de l’opposition », a-t-il indiqué.

Toutefois, il appelle la CENI et le gouvernement à respecter leurs engagements pour que les élections se tiennent dans les délais constitutionnels.

« Le président de la CENI veut rassurer l’opinion en disant que les élections se tiendront dans les délais. On aimerait bien le croire mais en même temps il se plaint régulièrement de ne pas avoir les moyens financiers de mettre en œuvre son propre calendrier. On ne voit pas, pour l’instant, une organisation à la taille des enjeux et le risque de voir le calendrier déraper n’est pas totalement exclu. Nous attendons de la CENI et du gouvernement qu’ils respectent leurs engagements », a-t-il dit.

Christian Okende

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