Justice Procès Bukanga-Lonzo : verdict attendu le 14 mai pour Matata Ponyo et ses coaccusés
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Procès Bukanga-Lonzo : verdict attendu le 14 mai pour Matata Ponyo et ses coaccusés

Matata Ponyo jugé par défaut, le ministère public requiert 20 ans de travaux forcés. PHOTO DROIT : TIERS
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 23 AVRIL 2025 - 18:08 WAT · 2 min de lecture

Le procès du détournement présumé des fonds alloués au projet agro-industriel de Bukanga-Lonzo tend sûrement et lentement vers sa fin. Ce mercredi 23 avril, la Cour constitutionnelle, siégeant en matière répressive a annoncé qu’il rendra son arrêt le 14 mai prochain.

Cette nouvelle audience s’est tenue en l’absence des trois principaux accusés : l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo, l’ancien gouverneur de la Banque centrale Déogratias Mutombo, et l’homme d’affaires sud-africain Christophe Grobler.

Le ministère public a requis une peine de 20 ans de travaux forcés contre les prévenus, en plus de leur arrestation immédiate et de l’inéligibilité de Matata Ponyo pour une durée de 10 ans. Ils sont poursuivis pour le détournement présumé de plusieurs millions de dollars américains, fonds initialement destinés à financer le parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo, un projet phare du gouvernement entre 2012 et 2016, aujourd’hui considéré comme un échec retentissant.

Malgré les justifications avancées par les accusés pour ne pas se présenter notamment des raisons médicales pour certains et des arguments liés aux immunités parlementaires pour Matata Ponyo , la Cour a décidé de les juger par défaut. Elle estime qu’aucun obstacle juridique ne s’opposait à la poursuite du procès.

Augustin Matata Ponyo, aujourd’hui député national et président du parti Leadership et Gouvernance pour le Développement (LGD), a officiellement suspendu sa participation aux audiences, arguant que l’Assemblée nationale avait, lors de sa plénière du 17 avril, considéré les poursuites à son encontre comme inconstitutionnelles sans levée préalable de son immunité. Une position que la Cour constitutionnelle ne reconnaît pas comme acte officiel de l’institution parlementaire.

L’affaire a été prise en délibéré, et la Cour a annoncé que l’arrêt sera rendu le 14 mai prochains.

Ézéchiel CTM

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