Banques et finances RDC : 5.234 milliards CDF de dépenses en procédure d’urgence en 2025, Flory Mapamboli appelle à un débat responsable

RDC : 5.234 milliards CDF de dépenses en procédure d’urgence en 2025, Flory Mapamboli appelle à un débat responsable

RDC : 5.234 milliards CDF de dépenses en procédure d’urgence en 2025, Flory Mapamboli appelle à un débat responsable
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 21 JANVIER 2026 - 10:56 WAT · 3 min de lecture

Le député national élu de Kasongo Lunda, Flory Mapamboli, est sorti de son silence pour éclairer l’opinion publique sur la controverse entourant les dépenses publiques exécutées en procédure d’urgence en République démocratique du Congo. Dans une publication relayée sur son compte X (ex-Twitter), l’élu a tenu à dissiper toute confusion, rappelant que ces dépenses, souvent au cœur de vives polémiques, ne peuvent être assimilées systématiquement à des détournements de fonds publics.

Selon lui, les dépenses exécutées en procédure d’urgence ont atteint, au cours de l’année 2025, un montant de 5.234 milliards de francs congolais, représentant 16 % de l’ensemble des décaissements ordonnancés par le ministre des Finances.

Un niveau inédit, mais qui trouve, d’après le député, son explication dans le contexte sécuritaire particulièrement préoccupant que traverse le pays.

« Ce niveau est forcément expliqué par la flambée des dépenses sécuritaires depuis 2022 », a-t-il affirmé, soulignant que l’État congolais fait face, depuis plusieurs années, à des défis sécuritaires majeurs, notamment dans la partie Est du territoire national.

Flory Mapamboli est également revenu sur le caractère exceptionnel de certaines périodes récentes, en particulier l’année 2023, marquée non seulement par l’intensification des dépenses sécuritaires, mais aussi par les coûts liés à l’organisation des élections générales ainsi que des Jeux de la Francophonie tenus à Kinshasa. Autant de charges additionnelles qui, selon lui, ont nécessité un recours accru aux procédures d’urgence dans l’exécution des dépenses publiques.

Face aux critiques persistantes et aux soupçons de mauvaise gestion, le député dénonce ce qu’il qualifie « d’abrutissement collectif orchestré par des esprits faibles », appelant à une lecture plus rigoureuse et rationnelle des chiffres. « Une dépense en urgence ne veut pas dire détournement », insiste-t-il, précisant qu’il s’agit avant tout « d’une procédure accélérée et réglementée de paiement des dépenses publiques ».

Pour l’élu de Kasongo Lunda, la polémique entretenue autour de ces montants relève davantage du populisme que d’une analyse sérieuse des finances publiques. « Nous n’allons pas discuter des chiffres, avec lesquels le populisme n’est pas possible », conclut-il, invitant l’opinion publique à dépasser les raccourcis et à s’en tenir aux réalités budgétaires et institutionnelles du pays.

Gilbert N.

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