Ebola en RDC : 1 094 cas et 277 décès, l’OMS alerte sur une épidémie qui devance la riposte
Cinq semaines après sa déclaration, l’épidémie d’Ebola Bundibugyo atteint 1 094 cas et 277 décès en RDC, selon l’OMS. Un essai clinique de deux antiviraux est attendu, alors que la France enregistre son premier cas.
Ebola en RDC : 1 094 cas et 277 décès, l’OMS alerte sur une épidémie qui devance la riposte
AFP
Cinq semaines après la déclaration de l’épidémie d’Ebola Bundibugyo en République démocratique du Congo, la riposte continue de courir derrière la maladie malgré une montée en puissance des moyens, a indiqué mercredi 24 juin le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Le bilan s’établit à 1 094 cas confirmés et 277 décès.
Les capacités de prise en charge ont été multipliées : de moins de 10 lits au début de la flambée à plus de 500, répartis dans 19 centres de santé. Le dépistage a été multiplié par plus de soixante, atteignant 2 000 tests par jour dans neuf laboratoires sur trois provinces, et plus de 100 patients ont guéri, signe qu’une détection et une prise en charge précoces réduisent la létalité.
Un essai clinique évaluant deux antiviraux, le MBP134 et le remdesivir, doit être lancé la semaine prochaine. Il est conduit par un consortium associant l’Institut national de recherche biomédicale, l’ONG ALIMA, l’université d’Oxford et l’OMS, avec un financement provenant en partie des États-Unis et du laboratoire Gilead Sciences.
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L’épidémie a franchi les frontières. L’Ouganda recense 20 cas et deux décès liés à la flambée congolaise, et la France a signalé mercredi son premier cas, un médecin humanitaire d’ALIMA rentré de mission, dans un état stable. Près de 80 soignants ont été contaminés depuis le début de l’épidémie, ce qui a conduit l’OMS à demander aux États de sécuriser le déploiement des intervenants et de se préparer à d’éventuelles évacuations.
Les obstacles structurels demeurent : traçage des contacts insuffisant, capacités d’isolement lacunaires, difficultés des enterrements sécurisés, incidents de sécurité et fermetures de frontières qui freinent l’acheminement de l’aide. Sur le plan financier, l’OMS et l’Africa CDC ont lancé un plan continental de 518 millions de dollars, dont un premier état des engagements est attendu la semaine prochaine.