Politique RDC : Des irrégularités entachent la pétition visant Vital Kamerhe à l’Assemblée nationale
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RDC : Des irrégularités entachent la pétition visant Vital Kamerhe à l’Assemblée nationale

RDC : Des irrégularités entachent la pétition visant Vital Kamerhe à l’Assemblée nationale
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 20 SEPTEMBRE 2025 - 07:49 WAT · 3 min de lecture

La pétition déposée contre le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, suscite de vives contestations en raison de graves irrégularités. Actuellement examinée par une commission spéciale chargée d’évaluer sa recevabilité, cette démarche soulève de nombreuses interrogations sur la transparence et la régularité des signatures recueillies.

Parmi les anomalies relevées figurent la présence d’un signataire non-député, Mulumba Kanyinda, l’inscription du nom de Titan Kalonji Antoine sans signature, ainsi que la duplication de la signature du député Jerry Mulamba Mande, apparaissant deux fois sous des orthographes légèrement différentes (pages 9 et 18, numéros 192 et 261). Une vérification approfondie a en outre permis de détecter au moins 25 fausses signatures, remettant sérieusement en cause la crédibilité de la pétition.

Déposée avec 262 paraphes, la pétition dépasse pourtant le seuil requis de 250 signatures pour être recevable. Ses initiateurs, menés par le député Crispin Mbindulu, accusent Vital Kamerhe et quatre autres membres du bureau de l’Assemblée nationale de mauvaise gestion administrative et financière, de manque de transparence, ainsi que de retards dans le paiement des frais de fonctionnement et de la couverture médicale des élus.

Face à ces accusations, Vital Kamerhe a été auditionné ce vendredi 19 septembre 2025 par la commission spéciale présidée par le député Peter Kazadi, laquelle avait entamé ses travaux deux jours plus tôt. Après avoir entendu les députés pétitionnaires exposer leurs griefs, la commission a convoqué les membres du bureau concernés. Pour cette première journée, Vital Kamerhe et le rapporteur Jacques Djoli ont été entendus à huis clos.

La création de cette commission n’a toutefois pas fait l’unanimité. Plusieurs députés ont dénoncé un non-respect de la procédure, estimant ne pas avoir eu suffisamment de temps pour examiner les documents. D’autres, à l’instar de Justin Bitakwira, ont rappelé que la priorité nationale demeurait la crise sécuritaire persistante à l’Est du pays.

Les conclusions de la commission spéciale sont très attendues. Elles pourraient déboucher sur des sanctions ou des réaménagements au sein du bureau de l’Assemblée nationale. Mais les irrégularités constatées risquent d’entacher la légitimité de la procédure et d’alimenter davantage les débats sur la transparence et la crédibilité des institutions congolaises.

Gilbert N.

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