RDC : Félix Tshisekedi fait de la réforme de l’Inspection générale du travail une priorité
Le Président de la République a instruit le gouvernement d’accélérer la réforme de l’Inspection générale du travail afin de renforcer la protection des travailleurs, moderniser les mécanismes de contrôle et améliorer le climat des affaires.
RDC : Félix Tshisekedi fait de la réforme de l’Inspection générale du travail une priorité
AFP
Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a fait de la réforme de l’Inspection générale du travail (IGT) une priorité du gouvernement. Cette orientation a été donnée lors de la dernière réunion du Conseil des ministres, dans le but de renforcer le respect de la législation sociale et de moderniser cette institution stratégique.
Le Chef de l’État estime que l’Inspection générale du travail doit pleinement assumer son rôle de contrôle du respect des normes sociales, de protection des travailleurs, de prévention des conflits sociaux et d’amélioration du climat des affaires.
Il relève toutefois que l’institution est confrontée à plusieurs contraintes d’ordre institutionnel, organisationnel, financier, logistique et opérationnel qui limitent son efficacité et sa présence sur l’ensemble du territoire national.
Dans le prolongement des orientations données lors du lancement du Programme présidentiel pour l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes « Debout Jeunes Congolais », Félix Tshisekedi considère que la modernisation de l’Inspection générale du travail constitue un levier essentiel pour bâtir un marché du travail plus formel, attractif et respectueux des droits des travailleurs comme des employeurs.
À cet effet, il a chargé le gouvernement, sous la coordination de la Première ministre, de mettre en œuvre une série de réformes destinées à renforcer cette institution.
Les mesures attendues portent notamment sur le renforcement de l’autonomie administrative et financière de l’Inspection générale du travail, l’application effective de son cadre juridique, l’amélioration de la rémunération des inspecteurs et contrôleurs du travail ainsi que la régularisation du paiement de leurs avantages.
Le Chef de l’État a également demandé l’accélération de la modernisation et de la digitalisation de l’institution, notamment par la dématérialisation des procédures, la mise en place d’outils numériques de contrôle, la création d’une base nationale des inspections ainsi que le rajeunissement des effectifs.
Le gouvernement devra en outre renforcer les capacités techniques des inspecteurs à travers un programme permanent de formation et harmoniser les pratiques de contrôle et de sanction afin de garantir davantage de transparence, de sécurité juridique pour les entreprises et d’égalité de traitement sur l’ensemble du territoire.
Sous la coordination de la Première ministre, une feuille de route détaillant les actions à mener, le calendrier de mise en œuvre, les responsabilités des différentes administrations concernées ainsi que les indicateurs de performance devra être soumise au Conseil des ministres dans les meilleurs délais.
À travers cette réforme, le président de la République entend doter la RDC d’une Inspection générale du travail moderne, crédible et performante, capable de contribuer efficacement à la protection des travailleurs, à la formalisation de l’emploi, au renforcement de l’État de droit social et à l’amélioration du climat des affaires.
Odon Bakumba
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