Mines & Ressources RDC–Japon : Un partenariat stratégique pour accélérer l’industrialisation et la transformation économique

RDC–Japon : Un partenariat stratégique pour accélérer l’industrialisation et la transformation économique

Louis Watum Kabamba, ministre de l’Industrie de la République démocratique du Congo (RDC).
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 3 JUILLET 2025 - 09:19 WAT · 3 min de lecture

De retour du Japon, le ministre de l’Industrie, Louis Watum Kabamba, vante les bénéfices d’une coopération orientée vers le transfert de technologies, l’investissement productif et la montée en gamme de l’économie congolaise.

Après sa participation à l’Expo Osaka 2025 à Tokyo, le ministre de l’Industrie, Louis Watum Kabamba, a salué les retombées positives du partenariat entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Japon. Dans un entretien accordé à l’Agence Congolaise de Presse (ACP), il a mis en avant les avantages d’une coopération structurante pour le développement économique du pays.

« La RDC gagne énormément, en termes d’échanges de capitaux, de transfert de technologie, de création d’emplois et de repositionnement dans le cercle des économies émergentes. C’est ce que nous récoltons grâce à ce partenariat stratégique », a-t-il affirmé à l’ACP.

Le ministre a cité l’initiative Kaizen – actuellement en déploiement à l’Institut national de préparation professionnelle (INPP) – comme illustration concrète des bénéfices de cette coopération. Inspirée du modèle japonais, cette approche vise à promouvoir la productivité, le professionnalisme et l’efficacité dans les milieux de travail congolais.

La RDC a récemment adhéré à cette initiative, confirmant sa volonté de bâtir une main-d’œuvre qualifiée et performante pour soutenir sa transformation industrielle.

Au cours de ce même séjour, la RDC a signé un protocole d’accord avec des partenaires japonais pour l’exploitation du manganèse dans la province du Kongo-Central. Cette entente traduit l’intérêt grandissant du Japon pour les ressources congolaises, dans une logique de coopération mutuellement bénéfique.

« Les Japonais posent des exigences similaires à celles des autres investisseurs internationaux : la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption », a précisé le ministre dans son échange avec l’ACP.

« Ce pays, personne ne le construira à notre place »

Le ministre a tenu à rappeler que, malgré les partenariats extérieurs, le destin de la RDC reste entre les mains des Congolais : « Ce pays, personne ne le construira à notre place. Ce n’est pas la coopération bilatérale qui bâtira la RDC, ce sont les Congolais eux-mêmes. C’est une affaire de cent millions de citoyens, pas seulement d’un gouvernement de cinquante membres », a-t-il insisté.

Louis Watum Kabamba a enfin rappelé que les relations entre la RDC et le Japon ne datent pas d’hier. Des projets emblématiques comme le pont Maréchal (OEBK), la mine Sodimiza (actuelle Sodimico) ou encore plusieurs infrastructures routières en sont les témoins.

La délégation congolaise à Tokyo, conduite par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, visait à renforcer les partenariats économiques avec le Japon dans une dynamique de transformation structurelle et durable de l’économie congolaise.

Gloire MALUMBA

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