Politique RDC : JED dénonce l’arrestation du journaliste Serge Sindani et appelle les autorités militaires à la retenue
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RDC : JED dénonce l’arrestation du journaliste Serge Sindani et appelle les autorités militaires à la retenue

Le journaliste Serge Sindani à l’aéroport international de Bangoka.
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 26 JUIN 2025 - 10:17 WAT · 2 min de lecture

L’ONG Journaliste en Danger (JED) a exprimé, ce mercredi, sa profonde inquiétude après l’arrestation jugée «arbitraire» de Serge Sindani, directeur général du média en ligne Kis24.info et correspondant de beto.cd à Kisangani, dans la province de la Tshopo.

Selon les informations recueillies par JED, le journaliste a été interpellé le 24 juin 2025 par un officier supérieur des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), avant d’être conduit dans les locaux des renseignements militaires de la 31ᵉ région militaire. Il y aurait été soumis à un interrogatoire musclé, en lien avec une publication faite sur son compte X (anciennement Twitter).

Dans le post incriminé, Sindani a partagé une photo personnelle où l’on aperçoit à l’arrière-plan des avions de chasse de type Sukhoï, stationnés à l’aéroport international de Bangoka. La publication était accompagnée du commentaire suivant : « RDC – Instant Kisangani : la ville est calme et sous contrôle avec nos avions de chasse Sukhoï. Bon dimanche. »

D’après JED, cette publication visait à démentir des rumeurs infondées circulant sur les réseaux sociaux, faisant état de la destruction de ces appareils lors d’opérations militaires dans l’est du pays. Serge Sindani, connu pour sa spécialisation sur les questions sécuritaires, aurait voulu rassurer la population locale en publiant cette image.

Ses téléphones ont été confisqués par les services de renseignement. Des proches du journaliste, contactés par JED, affirment qu’il n’avait aucune intention de compromettre la sécurité nationale, mais simplement de rétablir la vérité face à une désinformation croissante en ligne.

Dans son communiqué, JED fait part de sa « vive préoccupation » et appelle les autorités militaires de la 31ᵉ région à « faire preuve de retenue » et à ne pas remettre en cause « la bonne foi du journaliste dans l’exercice de son métier ».

Silas MUNGINDA

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