En continu RDC : l’Assemblée nationale proroge l’état de siège et passe au crible la gestion de la Fonction publique

RDC : l’Assemblée nationale proroge l’état de siège et passe au crible la gestion de la Fonction publique

RDC : l’Assemblée nationale proroge l’état de siège et passe au crible la gestion de la Fonction publique
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 14 JUIN 2026 - 13:30 WAT · 4 min de lecture

Les députés nationaux ont examiné plusieurs dossiers d’intérêt national au cours de la séance plénière tenue ce samedi 13 juin 2026 à l’Assemblée nationale. Les travaux ont été marqués par l’exercice du contrôle parlementaire sur l’action gouvernementale, l’examen du projet de loi autorisant la prorogation de l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, ainsi que l’étude d’un texte stratégique relatif à la recherche scientifique et technologique.

La plénière s’est notamment prononcée sur le projet de loi autorisant la prorogation de l’état de siège. Sur les 386 députés ayant pris part au vote, 381 ont voté en faveur du texte, 2 s’y sont opposés et 3 se sont abstenus, consacrant ainsi son adoption à une très large majorité.

Dans le cadre du contrôle parlementaire, la Représentation nationale a auditionné le vice-Premier ministre, ministre de la Fonction publique, de la Modernisation de l’administration et de l’Innovation du service public, Jean-Pierre Lihau. Celui-ci était appelé à répondre à une question d’actualité initiée par le député national Patrick Matata ainsi qu’à une motion d’interpellation portée par le député national Antoine Nzangi.

Répondant d’abord à la question d’actualité portant sur les effectifs des agents et fonctionnaires de l’État à travers le territoire national ainsi que sur la masse salariale, Jean-Pierre Lihau a dressé un état des lieux de son secteur. Il est revenu sur les dysfonctionnements structurels hérités de plusieurs années de mauvaise gestion administrative.

Le vice-Premier ministre a mis en avant les réformes engagées depuis sa prise de fonctions en 2021, notamment les opérations d’assainissement du fichier des agents publics, qui ont permis l’identification et la suppression de nombreux agents fictifs. Il a également évoqué les missions de contrôle menées dans plusieurs provinces, lesquelles ont révélé l’existence d’agents irrégulièrement enregistrés et dépourvus de pièces justificatives conformes.

Au cours de la séance, le président de l’Assemblée nationale, le professeur Vital Kamerhe, retenu par d’autres obligations d’État, a confié la poursuite des travaux au premier vice-président de la Chambre, Isaac Jean-Claude Tshilumbayi Musawu.

S’agissant de la motion d’interpellation relative au transfert de numéros matricules d’agents publics de la province du Nord-Ubangi vers celle de la Mongala, Jean-Pierre Lihau est revenu à la tribune pour apporter des éclaircissements. Il a rejeté toute implication dans ce dossier, rappelant qu’aucune disposition légale ne lui confère le pouvoir de retirer le numéro matricule d’un agent dans une province pour l’attribuer à un autre dans une province différente.

Jean-Pierre Lihau a également rappelé à la Représentation nationale les procédures administratives encadrant l’attribution des matricules. Il a toutefois pointé du doigt certaines irrégularités héritées de décisions administratives antérieures, notamment des arrêtés publiés en 2018, qui auraient contribué à créer des incohérences persistantes dans la gestion des effectifs de l’administration publique.

À l’issue des échanges, une motion incidentielle a été soulevée par le député national Célestin Ingelemba. Cette initiative est intervenue après que la majorité des députés se sont déclarés satisfaits des réponses fournies par le vice-Premier ministre. La motion a permis de clore le débat sur cette interpellation, la Chambre ayant pris acte des explications du ministre et des réformes engagées en faveur de la transparence et de la bonne gouvernance au sein de l’administration publique.

Albert Einstein M.

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