Politique RDC : la Belgique appelle à une plus grande implication africaine dans la recherche de la paix à l’Est
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RDC : la Belgique appelle à une plus grande implication africaine dans la recherche de la paix à l’Est

Le président congolais Félix Tshisekedi et le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot | ©️Belga.
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 19 AOÛT 2025 - 16:35 WAT · 3 min de lecture

Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a exhorté lundi à une implication accrue des pays africains et de l’Union africaine dans les efforts visant à mettre fin aux violences dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). L’appel a été lancé depuis Brazzaville, au début d’une tournée régionale qui doit également le conduire à Kinshasa, rapporte Belga.

Un processus de paix fragilisé

Cette prise de position intervient après l’échec de la date butoir du 18 août fixée pour la signature d’un accord de paix entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda. Malgré les médiations menées à Washington et à Doha sous l’égide des États-Unis et du Qatar, aucun compromis n’a été trouvé et les affrontements se sont intensifiés dans le Sud-Kivu.

« Nous ne pouvons pas nous permettre d’ajouter un autre accord à la longue liste de traités qui ne parviennent pas à arrêter l’effusion de sang », a déclaré Prévot, soulignant que la paix ne peut se construire sans une participation active des acteurs régionaux. Il a comparé la situation à celle de la guerre en Ukraine, affirmant que « la paix au Congo doit également inclure des voix régionales. Nous n’accepterions jamais un accord de paix en Europe sans l’Ukraine ou les Européens. La même chose est vraie ici ».

Des inquiétudes humanitaires croissantes

Sur le terrain, les organisations humanitaires partagent cette préoccupation. Emmanuel Lampaert, responsable de Médecins sans frontières pour l’Afrique centrale, a indiqué à la délégation belge que les accords discutés à Washington et à Doha « ne se font pas sentir » sur le terrain.

Selon lui, la violence extrême s’est intensifiée dans certaines zones, compliquant davantage les opérations humanitaires dans le Nord et le Sud-Kivu. Les hôpitaux sont saturés et l’accès aux services de base – eau, santé, éducation – reste entravé par les rivalités locales. Lampaert a également alerté sur le risque d’une nouvelle flambée de choléra et sur la persistance des violences sexuelles.

Une diplomatie active de la Belgique

Il s’agit de la deuxième visite de Maxime Prévot dans la région en quatre mois. Lundi, il s’est entretenu avec le président congolais Denis Sassou Nguesso à Brazzaville. Il doit poursuivre sa tournée à Kinshasa, où il rencontrera son homologue congolais Christophe Lutundula et le président Félix Tshisekedi.

Odon Bakumba

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