Exetat 2026 : Raïssa Malu lance la session ordinaire sous le signe du «mérite et de la rigueur»
Exetat 2026 : Raïssa Malu lance la session ordinaire sous le signe du «mérite et de la rigueur»
AFP
La ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a donné ce lundi au Lycée Tuendelee, à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, le coup d’envoi officiel des épreuves de la session ordinaire de l’Examen d’État, édition 2025-2026, ainsi que du Jury national du cycle court professionnel.
Cette cérémonie marque le début d’une étape décisive pour plus d’un million de finalistes à travers la République démocratique du Congo et dans les centres de passation établis à l’étranger.
Dans son allocution, la ministre d’État a insisté sur la nécessité de préserver l’intégrité de cet examen, qu’elle considère comme l’un des fondements de la crédibilité du système éducatif congolais.
« Un diplôme n’a de valeur que s’il repose sur le mérite, la transparence, l’équité et la rigueur », a déclaré Raïssa Malu devant les autorités provinciales, les encadreurs et les candidats.
Elle a fermement condamné toute forme de fraude et d’influence extérieure, rappelant qu’« aucune fraude, aucune complaisance, aucune pression extérieure et aucun trafic d’influence ne peuvent être tolérés ».
La ministre a également souligné la responsabilité de l’ensemble des acteurs du système éducatif.
« La crédibilité de l’évaluation dépend de toute la chaîne éducative : enseignants, inspecteurs, chefs de centre, surveillants, services techniques, administrations provinciales et services de sécurité », a-t-elle affirmé.
Selon elle, chacun doit accomplir sa mission avec discipline, impartialité et sens de l’intérêt général. « Protéger l’Examen d’État, c’est protéger la confiance des familles, des universités, du monde professionnel et de la Nation tout entière », a-t-elle ajouté.
Plus d’un million de candidats attendus

Pour cette édition 2026, 1 088 979 candidats sont attendus dans les deux cycles, dont 44,5 % de filles.
Le cycle long du secondaire compte 1 082 742 candidats répartis dans 3 267 centres de passation, tandis que le cycle court professionnel enregistre 6 237 candidats, dont 1 099 filles, répartis dans 252 centres.
La ministre s’est réjouie de la progression de la participation féminine.
« Les filles sont 20 075 de plus cette année. Leur proportion passe de 42,9 % à 44,7 % », a-t-elle indiqué.
Cette évolution est particulièrement observée dans certaines provinces, notamment le Kasaï et Kinshasa-Lukunga, où les efforts en faveur de la scolarisation et du maintien des filles à l’école portent leurs fruits.
Un message d’encouragement aux finalistes

S’adressant directement aux candidats, Raïssa Malu les a invités à aborder les épreuves avec sérénité et confiance.
« Ces épreuves sont organisées pour reconnaître votre travail et mesurer ce que vous avez appris. Abordez-les avec calme, sérieux, concentration et confiance », a-t-elle déclaré.
Elle les a également mis en garde contre les pratiques frauduleuses.
« Ne vous laissez détourner ni par la peur, ni par les rumeurs, ni par ceux qui promettent la réussite en dehors de l’effort et du respect des règles », a-t-elle prévenu.
Pour la ministre, le diplôme constitue avant tout un point de départ vers de nouvelles responsabilités et opportunités. Elle a encouragé les jeunes à développer des compétences adaptées aux besoins du pays.
Soutien aux candidats des zones en difficulté

La ministre a adressé un message de solidarité aux élèves vivant dans les zones affectées par l’insécurité ou des crises sanitaires.
« À vous, je dis que la République ne vous oublie pas. Votre présence à cette session est un acte de courage, de dignité et de résilience », a-t-elle déclaré, réaffirmant l’engagement de l’État à garantir un accès équitable aux examens sur toute l’étendue du territoire national.
Mobilisation de toute la chaîne éducative
Raïssa Malu a également appelé les chefs de centres, surveillants, superviseurs, parents et services de sécurité à veiller au bon déroulement des épreuves dans un climat de calme, de discipline et de responsabilité.
Prenant la parole avant la ministre, la maire de Lubumbashi, Joyce Tunda, a rappelé le rôle central de l’éducation dans le développement du pays.
« L’avenir de la ville de Lubumbashi et celui de la République démocratique du Congo se construisent dans les salles de classe, dans l’effort quotidien des enseignants et dans la discipline des élèves finalistes », a-t-elle déclaré.
De son côté, l’inspecteur provincial de l’Éducation du Haut-Katanga a salué les réformes engagées dans le secteur, notamment l’expérimentation réussie de la décentralisation du Centre national de correction dans la province.
Selon lui, l’école congolaise est en pleine mutation, passant d’un simple espace de transmission des connaissances à un véritable laboratoire de transformation sociale et de citoyenneté.
Christian T. Ézéchiel
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