RDC : le cacao se négocie actuellement à 3,09 USD le kg, contre 5,85 USD en décembre 2025, une chute inquiétante
Le ministre du Commerce extérieur a soumis au gouvernement congolais, lors du Conseil des ministres du vendredi 8 mai à Kinshasa, le dossier relatif à la problématique de la chute des cours du cacao et à la nécessité de protéger les producteurs locaux, en vue d’obtenir l’approbation de l’Exécutif. Expliquant les causes de cette chute
RDC : le cacao se négocie actuellement à 3,09 USD le kg, contre 5,85 USD en décembre 2025, une chute inquiétante
AFP
Le ministre du Commerce extérieur a soumis au gouvernement congolais, lors du Conseil des ministres du vendredi 8 mai à Kinshasa, le dossier relatif à la problématique de la chute des cours du cacao et à la nécessité de protéger les producteurs locaux, en vue d’obtenir l’approbation de l’Exécutif.
Expliquant les causes de cette chute brutale, sensible et continue sur le marché mondial, Julien Paluku Kahongya a identifié trois facteurs majeurs, notamment une offre excédentaire pour la campagne 2025-2026, la reconfiguration de la demande de l’industrie chocolatière européenne, ainsi que le manque de coordination du duopole ouest-africain composé de la Côte d’Ivoire et du Ghana.
Selon le compte rendu du Conseil des ministres exploité par BETO.CD, cette baisse des cours impacte durement les producteurs congolais en raison de plusieurs facteurs endogènes, notamment la fragmentation de l’offre, le déficit de qualité et de transformation, ainsi que les difficultés logistiques.
S’appuyant sur les données de la Commission nationale des mercuriales (CNM), le ministre du Commerce extérieur révèle que les observations de la semaine du 6 au 11 avril 2026 sont sans appel : le cacao se négocie actuellement à 3,09 USD le kilogramme. En décembre 2025, le prix moyen était de 5,85 USD, tandis qu’en décembre 2024, il avait frôlé des sommets historiques, avoisinant les 11 USD sur les marchés internationaux.
Pour protéger les agriculteurs contre la spéculation, le ministère du Commerce extérieur a déployé une stratégie privilégiant la dynamique du marché plutôt qu’une administration rigide des prix. Celle-ci s’articule notamment autour de la diversification offensive des marchés, de la mise en conformité qualitative et de l’accroissement des capacités de production.
Considérant la transversalité de cette problématique, Julien Paluku a également présenté et motivé une série de mesures sectorielles destinées à contrer ces menaces et à stabiliser la filière cacao, considéré comme « l’or brun » de la RDC.
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