IA & Numérique RDC : le FDSU signe ses premières conventions pour accélérer la connectivité universelle

RDC : le FDSU signe ses premières conventions pour accélérer la connectivité universelle

RDC : le FDSU signe ses premières conventions pour accélérer la connectivité universelle
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 9 AOÛT 2026 - 17:58 WAT · 4 min de lecture

Le Fonds de Développement du Service Universel (FDSU) a signé, ce samedi 8 août 2026 à Kinshasa, ses premières conventions de subvention avec des opérateurs de télécommunications pour le déploiement de la connectivité dans 40 premiers sites en République démocratique du Congo.

La cérémonie, présidée par le ministre des Postes et Télécommunications, José Mpanda, a également été marquée par la présentation du premier Rapport national sur le service universel. Une double étape qui traduit, selon les responsables du secteur, la volonté du Gouvernement de passer de la planification à la réalisation concrète des infrastructures de connectivité.

Selon une dépêche de la cellule de communication, l’ambition affichée est de parvenir à connecter progressivement les 145 territoires de la RDC à l’horizon 2030.

40 premiers sites pour lancer le déploiement

Les conventions signées portent sur une première phase de 40 sites, qui serviront de point de départ à un programme appelé à s’étendre progressivement à travers le pays.

L’objectif est de permettre aux populations des zones rurales et périurbaines d’accéder davantage aux services numériques. Le programme devrait également contribuer à améliorer la connectivité des établissements scolaires, faciliter l’accès aux ressources éducatives, soutenir le développement de la télémédecine et favoriser les activités économiques locales.

Cette intervention répond notamment aux difficultés liées à la rentabilité des investissements télécoms dans certaines zones rurales, éloignées ou faiblement peuplées. Dans ces territoires, les opérateurs peuvent être réticents à engager seuls des investissements importants en raison du faible potentiel commercial.

Le FDSU, apprend-on, entend donc jouer un rôle de catalyseur en apportant un appui financier destiné à rendre possibles les déploiements dans les zones où les mécanismes classiques du marché ne suffisent pas.

Le FDSU passe de la mise en place à l’exécution

Prenant la parole lors de la cérémonie, le Directeur général du FDSU, Paterne Binene-A-Kadiat, a présenté le bilan de la première année d’activités de l’institution.

Il a notamment évoqué les efforts consacrés à la mise en place des fondations institutionnelles du Fonds, au renforcement de sa gouvernance, à la mobilisation des ressources ainsi qu’à l’établissement d’un diagnostic national de la connectivité.

Le FDSU a également travaillé à la définition de sa stratégie d’intervention et à la préparation des premiers projets de déploiement.

Pour son Directeur général, la signature des conventions constitue ainsi le passage à une nouvelle phase : celle de l’exécution sur le terrain.

Au-delà de la seule couverture téléphonique et internet, les infrastructures envisagées sont appelées à soutenir plusieurs secteurs, notamment l’éducation, la santé, l’agriculture, l’entrepreneuriat et l’accès aux services administratifs.

Cap vers 3 000 sites et 100 Centres Communautaires Numériques

Après cette première phase de 40 sites, le FDSU prévoit d’accélérer progressivement le déploiement. L’objectif annoncé est d’atteindre 300 sites dans une première étape, avant de poursuivre la trajectoire vers 3 000 sites et 100 Centres Communautaires Numériques à l’horizon 2030.

À terme, ce programme ambitionne de contribuer à la connectivité de près de 16 millions de Congolais.

Pour financer les infrastructures dans les zones où les investissements présentent une faible rentabilité commerciale, le mécanisme retenu repose notamment sur le financement des investissements initiaux, selon le modèle Full CAPEX.

Ce dispositif associe l’État, les opérateurs de réseaux mobiles et les entreprises spécialisées dans les infrastructures de télécommunications. Le partage des infrastructures doit également permettre de réduire les coûts et d’accélérer le déploiement des réseaux.

Le FDSU est déterminé à faire de la connectivité un levier d’inclusion numérique et de développement économique et social.

À en croire la même dépêche, le défi est désormais de traduire ces engagements en infrastructures effectivement opérationnelles et en services numériques accessibles aux populations, territoire après territoire.

Rédaction

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B
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