RDC : LGD et Alliés dénoncent la réquisition de la peine de mort contre Joseph Kabila
De gauche à droit : l'opposant Matata Ponyo, président de LGD et Joseph Kabila le Patron du FCC, respectivement Premier ministre et Président de la République au moment de la capture de cette image.
Photo tiers
AFP
Le regroupement politique LGD et Alliés a vivement réagi, dimanche 24 aout, à la réquisition de la peine capitale contre l’ancien président de la République, Joseph Kabila Kabange, formulée par le ministère public devant la Haute Cour militaire. Une décision qualifiée de « menace sans précédent » contre un ex-chef d’État congolais.
Dans un communiqué rendu public, le LGD et ses alliés dénoncent ce qu’ils considèrent comme un « procès burlesque » rappelant les heures sombres de l’histoire congolaise, notamment l’exécution de Patrice Emery Lumumba en 1961.
« Dans un État de droit, nul ne devrait craindre pour sa vie pour avoir exprimé une opinion ou contesté pacifiquement l’ordre établi », déclare le regroupement politique.
Pour cette plateforme, cette réquisition ne vise pas seulement l’ancien président Joseph Kabila, mais constitue également une « attaque directe contre la démocratie, la liberté d’expression et les droits fondamentaux ».
Le LGD souligne que la peine de mort, « inhumaine et moralement injustifiable », devient un instrument de « terreur politique » lorsqu’elle est utilisée contre un opposant.
Le communiqué rappelle par ailleurs la condamnation de Matata Ponyo Mapon, président national du LGD et Alliés, intervenue à l’issue d’un procès que le regroupement juge « conduit en violation de la Constitution et des lois de la République ».
Le regroupement politique exige le rejet « immédiat et sans condition » de ce réquisitoire par la Haute Cour militaire. Il appelle également à la mobilisation des défenseurs des droits humains, tant au niveau national qu’international, pour refuser ce qu’il qualifie de « dérive mortifère ».
LGD et Alliés ont réitéré leur appel à l’organisation d’un dialogue inclusif, sous l’égide de la CENCO-ECC, estimant que seule une telle démarche peut permettre au pays de sortir de la crise actuelle et d’éviter « une trajectoire dangereuse pour l’avenir de la nation ».
O. Fiston