RDC : à l’occasion du 29 mai, la MONUSCO met en avant ses actions en Ituri et au Nord-Kivu

RDC : à l’occasion du 29 mai, la MONUSCO met en avant ses actions en Ituri et au Nord-Kivu

À la veille de la Journée internationale des Casques bleus célébrée le 29 mai, la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) a dressé le bilan de plusieurs de ses activités menées en Ituri et au Nord-Kivu, deux provinces toujours confrontées à l’insécurité et aux violences des groupes armés. Présente

RDC : à l’occasion du 29 mai, la MONUSCO met en avant ses actions en Ituri et au Nord-Kivu
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 28 MAI 2026 - 18:42 WAT · 4 min de lecture

À la veille de la Journée internationale des Casques bleus célébrée le 29 mai, la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) a dressé le bilan de plusieurs de ses activités menées en Ituri et au Nord-Kivu, deux provinces toujours confrontées à l’insécurité et aux violences des groupes armés.

Présente en République démocratique du Congo depuis 1999, la MONUSCO demeure l’une des missions de maintien de la paix les plus complexes et les plus exposées au monde. Entre 1999 et 2022, plus de 400 membres du personnel des Nations unies y ont perdu la vie, dont 327 Casques bleus.

Malgré ce lourd bilan humain, la mission poursuit ses opérations de protection des civils et d’appui aux institutions congolaises dans plusieurs zones affectées par les conflits.

En Ituri, notamment dans le territoire de Djugu, la MONUSCO assure depuis 2017 la sécurité de centaines de milliers de déplacés installés dans les sites de Lodha, Djaiba, Plaine Savo et Rhoe.« La MONUSCO nous protège jour et nuit. Grâce à elle, nous sommes encore en vie », témoignent certains déplacés internes.

Sur le terrain, les Casques bleus effectuent quotidiennement des patrouilles de sécurisation, protègent les axes routiers stratégiques, facilitent l’accès des populations aux terres agricoles et escortent parfois des élèves lors des périodes d’examens. La mission participe également à la réhabilitation de certaines infrastructures de base, notamment des ponts, écoles et bâtiments publics.

Pour l’administrateur du territoire de Djugu, le colonel Ruphin Mapela, cette présence reste essentielle dans le contexte sécuritaire actuel. « Nous jetons des fleurs à la MONUSCO pour son travail. La MONUSCO travaille pour l’intérêt de la République démocratique du Congo », a-t-il déclaré.

A diverse group of people, including women, children, and soldiers, walking together in a rural area. The scene features vibrant traditional clothing and some individuals holding umbrellas for shade, with houses and palm trees visible in the background.

À Bunia, la Police des Nations unies poursuit son appui à la Police nationale congolaise à travers le Centre de coordination des opérations (CCO). Formations techniques, équipements et accompagnement stratégique ont permis, selon les responsables locaux, d’améliorer les capacités opérationnelles des forces de sécurité. « Grâce à cet appui, la Police est devenue plus professionnelle. Et c’est la population qui en bénéficie », explique le major Jean-Claude Mukendi, responsable du CCO à Bunia.

Le volet civil de la mission reste également actif dans plusieurs domaines. À Bunia, l’Unité d’appui à l’administration pénitentiaire accompagne les autorités dans l’amélioration des conditions de détention à la prison centrale. Selon Rosine Flore Mboule, responsable de cette unité, aucun décès n’a été enregistré dans cet établissement pénitentiaire depuis le début de l’année 2026.

À Beni, la MONUSCO intervient aussi dans la protection de l’enfance. Des actions menées par les équipes spécialisées ont permis la libération et la réintégration de plusieurs mineurs associés à des groupes armés. « La place d’un enfant n’est pas dans un groupe armé, mais à l’école », rappelle Marie Bulieni, engagée dans ce programme.

Le dispositif de la mission s’appuie également sur l’information et la sensibilisation à travers Radio Okapi, présentée comme la « Fréquence de la paix ». La radio communautaire contribue notamment à lutter contre la désinformation et à relayer les préoccupations des populations locales.

Le journaliste Jean-Claude Loky se souvient notamment qu’un reportage diffusé en 2010 sur le centre de santé de Bukiringi avait permis de mobiliser un appui concret du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA).

À l’échelle mondiale, plus de 4 200 Casques bleus ont perdu la vie depuis le lancement des opérations de maintien de la paix des Nations unies en 1948. Aujourd’hui, près de 87 000 militaires, policiers et civils sont déployés dans douze zones de conflit à travers le monde.

Isaac Bin-Ngeve


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