RDC : Malangu Kabedi Mbuyi quitte la Banque centrale, André Wameso nommé gouverneur
RDC : Malangu Kabedi Mbuyi quitte la Banque centrale, André Wameso nommé gouverneur
AFP
Un changement stratégique vient d’intervenir au sommet de la Banque centrale du Congo (BCC). Par ordonnance présidentielle lue ce mercredi 23 juillet à la télévision nationale par la porte-parole du Chef de l’État, Tina Salama, Malangu Kabedi Mbuyi quitte ses fonctions de gouverneure de la BCC après près de quatre années à ce poste. Elle est appelée à de nouvelles responsabilités à la tête de la Caisse générale d’épargne du Congo (CADECO), où elle assumera désormais le rôle de présidente du conseil d’administration.
Première femme à diriger la BCC, Malangu Kabedi Mbuyi avait été nommée en 2021. Son mandat a été marqué par des efforts de stabilisation macroéconomique, de modernisation du système bancaire et de lutte contre l’inflation. Sa nomination à la CADECO s’inscrit dans la continuité de sa carrière dédiée aux finances publiques et à la réforme institutionnelle.
Pour lui succéder, le président Félix Tshisekedi a porté son choix sur André Wameso, jusque-là Directeur de cabinet adjoint du chef de l’État en charge des questions économiques et financières. Figure montante du cercle présidentiel, Wameso fait ainsi son entrée dans une des plus hautes sphères de gestion monétaire du pays.
Élu député national lors des dernières élections législatives, il avait renoncé à siéger à l’Assemblée nationale pour rester au cœur de l’exécutif, dans le sillage direct du chef de l’État. Avant cette nomination, il figurait également parmi les cinq ambassadeurs itinérants du président Tshisekedi, chargés de missions stratégiques à l’international.
La nomination d’André Wameso intervient dans un contexte de défis économiques persistants en RDC, marqués notamment par la dépréciation du franc congolais, l’inflation et la pression sur les réserves de change. Sa proximité avec la présidence laisse entrevoir une gouvernance monétaire plus étroitement alignée sur les orientations de l’exécutif.
Ce remaniement au sommet de la BCC et de la CADECO traduit ainsi la volonté du pouvoir de renforcer le pilotage des finances publiques et de consolider la stabilité macroéconomique à l’aube d’un nouveau quinquennat.
Rédaction
RDC : le gouvernement passe en revue les avancées du plan de sortie de la liste grise du GAFI
Régulation des jeux d’argent : la Cellule de surveillance mobilise les opérateurs autour de nouvelles réformes