Mines & Ressources RDC : Marcelin Paluku rassure sur la continuité de l’exploitation artisanale

RDC : Marcelin Paluku rassure sur la continuité de l’exploitation artisanale

RDC : Marcelin Paluku rassure sur la continuité de l’exploitation artisanale
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 30 DÉCEMBRE 2025 - 14:13 WAT · 3 min de lecture

Le Directeur de cabinet adjoint du ministre des Mines, Marcellin Paluku Sadu, a rassuré les acteurs du secteur minier artisanal sur la poursuite normale de leurs activités, à l’issue d’une conférence de presse tenue lundi 29 décembre à Kinshasa. Il a apporté des éclaircissements sur l’arrêté ministériel récemment pris, qui a suscité diverses interprétations au sein de l’opinion.

Selon lui, la mesure adoptée par le ministre des Mines ne concerne nullement l’exploitation minière artisanale proprement dite. Elle vise exclusivement la suspension temporaire des activités de traitement et de commercialisation des substances minérales issues de cette exploitation, en particulier dans la filière cupro-cobaltifère, sur l’ensemble du territoire national.

« L’exploitation artisanale se poursuit normalement. La suspension concerne uniquement les entités de traitement et de commercialisation », a-t-il précisé, soulignant le caractère préventif et provisoire de la décision. L’objectif, a-t-il expliqué, est de renforcer la transparence et d’assainir les chaînes d’approvisionnement.

Ces clarifications interviennent dans un contexte marqué par des soupçons de contamination des circuits d’approvisionnement. D’après Marcellin Paluku, certaines entités de traitement, censées s’approvisionner exclusivement auprès des coopératives opérant dans les zones d’exploitation artisanale, recevraient des minerais provenant de sources non autorisées. « Il est impératif de mettre fin à ces pratiques », a-t-il insisté.

L’arrêté ministériel prévoit ainsi la réalisation d’un audit rapide afin d’identifier les sources réelles d’approvisionnement des entités de traitement, notamment dans le secteur du cuivre et du cobalt, largement concentré dans l’espace du Grand Katanga. « Il s’agit de s’assurer que chaque acteur respecte les règles en vigueur et évolue dans un cadre sécurisé et conforme », a ajouté le directeur de cabinet adjoint.

Par ailleurs, le ministère des Mines a identifié 64 zones d’exploitation artisanale, couvrant environ 1 000 hectares, dont les travaux de viabilisation sont déjà en cours. « Ces espaces doivent offrir des conditions de travail acceptables et sécurisées aux artisans », a-t-il indiqué, précisant que ces travaux sont financés par le Fonds minier.

Sécurité et encadrement des artisans

Marcellin Paluku a également mis l’accent sur le renforcement de la gouvernance au sein des coopératives et des entités de traitement, dans un contexte marqué par plusieurs accidents récents sur les sites miniers artisanaux. « Le respect strict des mesures d’encadrement est indispensable pour garantir la sécurité des travailleurs », a-t-il déclaré.

Il a rappelé que les artisans miniers demeurent au cœur des préoccupations du gouvernement, notamment face aux pratiques de sous-évaluation et de fraude dont ils sont parfois victimes. « Ce contrôle vise aussi à protéger leurs intérêts économiques », a-t-il souligné.

Enfin, le directeur de cabinet adjoint a rappelé le rôle central du service spécialisé du ministère, SAIMA P, chargé de l’encadrement de l’exploitation minière artisanale, du respect des normes de sécurité et de la mise en place de mécanismes de couverture d’assurance en cas d’accidents.

« Le message est clair : l’exploitation artisanale continue. La suspension temporaire des activités de traitement vise uniquement à assainir la chaîne d’approvisionnement et à renforcer la sécurité de tous les acteurs », a-t-il conclu.

N. Samuel

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