Parc national de l’Upemba : 24 ONG dénoncent des engins miniers jusque dans la zone intégrale
Vingt-quatre organisations dénoncent l’expansion des activités minières à l’intérieur du parc national de l’Upemba, engins lourds dans la zone intégrale de Bena Mulumbu et excavateurs dans le secteur de Kipafu. Elles réclament une mission d’enquête.
Photo d’illustration. Droit aux tiers.
AFP
Vingt-quatre organisations de la société civile et associations environnementales dénoncent l’expansion des activités d’exploration et d’exploitation minières à l’intérieur du parc national de l’Upemba et dans certaines de ses zones périphériques. Leur alerte a été rendue publique le vendredi 2 octobre 2026, selon Radio Okapi.
Le parc s’étend à la jonction du Haut-Katanga, du Lualaba et du Haut-Lomami, au cœur de la région minière du pays.
Deux sites nommés, dont une zone intégrale
Les organisations citent des engins lourds et des infrastructures minières dans le secteur de Bena Mulumbu, qui relève de la zone intégrale du parc, c’est-à-dire de l’espace où toute activité extractive est en principe exclue.
Elles signalent également des excavateurs et des creuseurs artisanaux dans le secteur de Kipafu, situé dans le domaine de chasse de Lubudi-Sampwe, près de Kyubo.
Les espèces que l’alerte nomme
Les organisations listent les populations qu’elles jugent menacées : zèbres, éléphants de savane et buffles, ainsi que des espèces d’oiseaux dont la grue couronnée et la grue caronculée, et des espèces aquatiques.
Elles réclament le déploiement d’une mission d’enquête chargée d’évaluer l’impact de l’activité minière sur l’environnement et sur la faune du parc.
Du côté de la direction du parc, la communication met en avant les mécanismes de protection existants, dont un plan d’aménagement et de gestion destiné à renforcer la conservation.
Une tension que l’État porte des deux côtés
Le dossier met face à face deux politiques publiques que l’État conduit simultanément. D’un côté, l’attraction des investissements miniers, que le ministre des Mines défendait au Caire le 29 septembre, et pour laquelle un guichet unique a été mis en place.
De l’autre, la protection d’un patrimoine naturel que Kinshasa met en avant dans toutes les enceintes climatiques. La perte de forêt primaire s’est poursuivie en 2025, province par province.
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