Santé RDC : un mois après la déclaration d’Ebola, le gouvernement appelle à une mobilisation communautaire
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RDC : un mois après la déclaration d’Ebola, le gouvernement appelle à une mobilisation communautaire

RDC : un mois après la déclaration d’Ebola, le gouvernement appelle à une mobilisation communautaire
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 16 JUIN 2026 - 10:04 WAT · 3 min de lecture

Un mois après la déclaration de la 17e épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, le gouvernement se veut rassurant tout en appelant à une mobilisation accrue des communautés. En même temps, il a annoncé 808 cas confirmés et 192 décès, tout en soulignant que la résistance de certaines populations demeure l’un des principaux obstacles à la riposte.

Lors d’un briefing conjoint organisé lundi 15 juin à la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), le ministre de la Santé publique, Samuel Roger Kamba, et son collègue de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, ont fait le point sur l’évolution de la maladie et les mesures engagées dans le cadre de la riposte.

Selon les données communiquées par le ministre de la Santé, l’épidémie touche désormais 31 zones de santé réparties dans les provinces du Nord-Kivu, de l’Ituri et du Sud-Kivu. Les autorités recensent à ce jour 808 cas confirmés, 192 décès et plus de 50 personnes guéries, tandis que plusieurs centaines de patients restent sous surveillance médicale.

Face à cette situation, Roger Kamba a exprimé son inquiétude quant à la persistance de certaines croyances et réticences au sein des communautés affectées. Il a dénoncé les idées selon lesquelles Ebola serait une invention ou une maladie d’origine mystique, rappelant qu’il s’agit d’un virus identifié dont la prise en charge précoce augmente considérablement les chances de survie.

« Plus les malades se présentent tôt dans les structures de santé, plus ils ont de possibilités de guérir », a insisté Samuel Roger Kamba, invitant les leaders communautaires à jouer un rôle actif dans la sensibilisation des populations.

Le ministre de la Santé a également attiré l’attention sur les risques liés aux enterrements non sécurisés, considérés comme l’un des principaux facteurs de transmission du virus. Il a exhorté les autorités coutumières et les familles à collaborer avec les équipes médicales afin de garantir le respect des protocoles sanitaires lors des cérémonies funéraires.

Autre défi majeur évoqué : l’identification et le suivi des personnes ayant été en contact avec des cas confirmés. Selon Roger Kamba, le taux actuel de suivi des contacts atteint 63 %, loin de l’objectif fixé à 95 %. Cette situation est notamment attribuée à la méfiance de certaines familles qui hésitent à signaler les personnes exposées.

Pour renforcer la surveillance communautaire, il a fait savoir que le gouvernement a déjà formé plus de 200 relais communautaires et déployé environ 1 000 agents sur le terrain. Leur mission consiste à sensibiliser les populations, signaler les cas suspects et accompagner les équipes de riposte dans les zones touchées.

Prenant la parole à son tour, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a appelé les Congolais à faire confiance aux équipes sanitaires et à participer activement aux campagnes de sensibilisation. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement conduit par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka à mobiliser tous les moyens nécessaires pour contenir cette nouvelle flambée épidémique.

Christian Okende

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