Diplomatie ONU : Les dix membres non permanents, dont la RDC, appellent à une réforme du Conseil de sécurité

ONU : Les dix membres non permanents, dont la RDC, appellent à une réforme du Conseil de sécurité

ONU : Les dix membres non permanents, dont la RDC, appellent à une réforme du Conseil de sécurité
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 20 AOÛT 2026 - 20:31 WAT · 3 min de lecture

Les dix membres élus non permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, réunis au sein du groupe E10, ont appelé à une amélioration en profondeur du fonctionnement de cet organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales.

Dans une déclaration commune présentée mercredi 19 août 2026 à New York, ils ont notamment plaidé pour des méthodes de travail plus transparentes, inclusives, efficaces et responsables.

La République démocratique du Congo (RDC), membre non permanent du Conseil de sécurité pour la période 2026-2027, a pris part à cette démarche. La délégation congolaise était représentée par Jocelyne Kabengele Lukundula, représentante permanente adjointe de la RDC auprès des Nations unies. La diplomate intervient régulièrement au Conseil de sécurité au nom de Kinshasa sur plusieurs dossiers liés à la paix et à la sécurité internationales.

Dans leur déclaration, les membres de l’E10 ont notamment demandé une participation accrue des membres élus à la rédaction des projets de textes, une meilleure répartition des responsabilités ainsi qu’un accès équitable à la documentation du Conseil.

Ces revendications s’inscrivent dans les efforts engagés depuis plusieurs années pour renforcer le rôle des dix membres élus au sein d’un Conseil composé de 15 membres, dont cinq permanents disposant du droit de veto.

Les dix pays ont également réaffirmé leur soutien à une réforme globale du Conseil de sécurité afin de le rendre plus représentatif, démocratique, transparent et efficace. Cette revendication rejoint les appels plus larges en faveur d’une réforme de la composition et des méthodes de travail de l’organe onusien, jugé par plusieurs États insuffisamment représentatif des réalités géopolitiques actuelles.

Les pays africains figurent parmi les principaux défenseurs d’une représentation accrue du continent au sein du Conseil de sécurité, notamment à travers l’élargissement de la représentation africaine dans les catégories des membres permanents et non permanents.

Retard dans la désignation des responsables des organes subsidiaires

Autre sujet de préoccupation soulevé par l’E10 : le retard dans la désignation des présidents et vice-présidents des organes subsidiaires du Conseil de sécurité.

Selon le Security Council Report, l’année 2026 connaît un retard particulièrement important dans la désignation de ces responsables, une situation qui affecte le fonctionnement de plusieurs organes subsidiaires. Les membres de l’E10 avaient déjà exprimé collectivement leur « profonde préoccupation » face à cette impasse.

Pour les membres élus, l’enjeu est donc de faire évoluer les pratiques afin de leur permettre de contribuer davantage aux travaux et aux décisions du Conseil de sécurité.

Élus pour un mandat de deux ans, les membres non permanents ne disposent pas du droit de veto. Ils peuvent toutefois peser sur les négociations, participer à la rédaction des textes, présider certains organes subsidiaires et porter les préoccupations de leurs régions au sein de l’organe onusien.

La RDC, qui siège pour la troisième fois au Conseil de sécurité après ses mandats de 1982-1983 et 1990-1991, entend ainsi poursuivre sa participation aux discussions sur l’évolution du système multilatéral ainsi que sur les mécanismes de maintien de la paix et de la sécurité internationales.

Gilbert N.

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