RDC : une frange de professeurs de l’UPN suspend la grève et annonce la reprise des cours
RDC : une frange de professeurs de l’UPN suspend la grève et annonce la reprise des cours
AFP
Face à la paralysie des activités académiques à l’Université Pédagogique Nationale (UPN), le groupe de professeurs «Sauvons l’UPN» appelle à des mesures urgentes pour éviter un retard préjudiciable aux étudiants. Lors d’une déclaration faite le 15 janvier 2025, son porte-parole, le professeur Marcus Tshamus, a recommandé la reprise immédiate des cours, à l’instar des autres universités de Kinshasa, où les activités se poursuivent malgré la grève décrétée par le Réseau des Associations des Universités et Institutions Supérieures (RAPUCO).
Ce groupe a également demandé à la rectrice de l’UPN de procéder rapidement à la proclamation des résultats académiques des étudiants de Licence 1 et Licence 2 du système précédent. Selon le professeur Tshamus, «l’UPN accumule un retard qui pénalise gravement ses étudiants, déjà affectés par les stigmates des précédentes grèves».
Cette position tranche avec celle du RAPUCO, qui maintient le mot d’ordre de grève lancé le 9 décembre 2024. Le réseau reproche au gouvernement de n’avoir pas respecté les engagements pris dans les accords signés le 14 septembre 2024 à Bibwa, lesquels visaient à améliorer les conditions de travail dans l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU).
Lors d’une assemblée générale tenue le 14 janvier 2025, le professeur Pierre Sana, rapporteur du RAPUCO, a salué la mobilisation des associations membres et réaffirmé leur détermination à poursuivre la grève jusqu’à la tenue des travaux de suivi des accords de Bibwa. Bien que certains efforts aient été faits par le Trésor public, notamment pour le paiement complémentaire des enseignants dans les zones rurales, le RAPUCO estime que ces mesures sont insuffisantes.
Sur les treize résolutions issues des accords de Bibwa 2, seules trois ont été partiellement appliquées. Les dix autres restent en suspens, faute de la mise en place du Comité Permanent Interministériel de Suivi des Accords, pourtant essentiel pour relancer le dialogue social promis par le président Félix Tshisekedi.
Gilbert NM