Rome : Denis Kadima révèle plus de 8 000 cyberattaques déjouées contre la CENI
Le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante, Denis Kadima Kazadi, a placé la cybersécurité au cœur des enjeux démocratiques modernes lors de la clôture de la mission d’apprentissage entre pairs organisée à Rome, ce jeudi 8 mai 2026. Intervenant devant plusieurs responsables d’organes électoraux et partenaires internationaux, le président de la CENI a mis
Rome : Denis Kadima révèle plus de 8 000 cyberattaques déjouées contre la CENI
AFP
Le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante, Denis Kadima Kazadi, a placé la cybersécurité au cœur des enjeux démocratiques modernes lors de la clôture de la mission d’apprentissage entre pairs organisée à Rome, ce jeudi 8 mai 2026.
Intervenant devant plusieurs responsables d’organes électoraux et partenaires internationaux, le président de la CENI a mis en avant les défis auxquels la République démocratique du Congo fait face dans l’organisation des scrutins à l’ère du numérique. Selon lui, la taille du pays, la faiblesse des infrastructures et la dépendance croissante aux technologies exposent davantage les processus électoraux aux cybermenaces.
« La République démocratique du Congo organise des élections dans un environnement parmi les plus complexes au monde », a déclaré Denis Kadima, rappelant que le pays compte plus de 100 millions d’habitants répartis sur un territoire de 2,3 millions de kilomètres carrés.
Face à ces contraintes, la CENI affirme avoir adopté une stratégie globale de sécurisation numérique. « Nous avons considéré la cybersécurité non pas comme un simple enjeu technique, mais comme une question de souveraineté, de stabilité institutionnelle et de crédibilité démocratique », a insisté le président de l’institution électorale.
Au cours de son intervention, Denis Kadima a détaillé les mécanismes mis en place pour protéger les données électorales et prévenir les tentatives d’ingérence. Il a notamment évoqué la sécurisation des réseaux, des équipements et des applications, ainsi que la création d’un centre de surveillance opérationnelle actif 24 heures sur 24.
Le président de la CENI a également révélé l’ampleur des attaques enregistrées lors des élections de 2023-2024. D’après lui, plus de 8 456 tentatives de cyberattaques, notamment des attaques par déni de service (DDoS) et des tentatives d’accès non autorisés, ont été détectées par les systèmes de défense de la centrale électorale.
« Aucune n’a compromis nos systèmes critiques ni les données électorales », a-t-il assuré, précisant que les adresses IP jugées malveillantes avaient été identifiées puis bloquées en temps réel grâce à des dispositifs avancés d’analyse et de filtrage.
Au-delà de l’aspect purement technique, Denis Kadima a insisté sur la nécessité d’une gouvernance forte et d’une culture de redevabilité au sein des institutions électorales. Selon lui, les menaces internes peuvent parfois représenter un danger aussi important que les attaques venues de l’extérieur.
« La confiance du public dans les résultats électoraux dépend désormais autant de la robustesse des systèmes numériques que de la transparence du processus électoral », a-t-il soutenu.
Le président de la Centrale électorale a estimé que l’expérience congolaise démontre qu’il est possible de sécuriser un processus électoral numérique à grande échelle, même dans un contexte difficile, à condition d’investir dans les compétences humaines, la gouvernance et la résilience opérationnelle.
Rédaction
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