Répression des manifestants à Goma: les mouvements citoyens accusent les contingents Roumains de la Monusco d’avoir tué 6 civils au niveau de CBCA ndosho
Répression des manifestants à Goma: les mouvements citoyens accusent les contingents Roumains de la Monusco d’avoir tué 6 civils au niveau de CBCA ndosho
AFP
Deux jours après les émeutes qui ont fait 43 morts selon le bilan officiel, un collectif de mouvements citoyens et groupes de pression du Nord-Kivu est revenu sur la situation qui a prévalu à Goma, capitale de cette province.
Dans une déclaration faite ce jour, ces mouvements citoyens renseignent qu’alors que la marche n’avait pas eu lieu suite à un dispositif « important » des militaires qui avaient entouré la radio où priaient les fidèles dans la nuit du 29 août, les autorités de la province auraient intimé l’ordre aux militaires de tirer à bout portant sur les civils non armés.
« Prouvant leur appartenance à ces actes criminels, le gouverneur a fait un communiqué fallacieux faisant état de 6 morts et 158 personnes arrêtées, un nombre de blessés non précis, pourtant plusieurs familles continuent à chercher leurs proches », indique leur déclaration exploitée par POLITICO.CD soulignant que les contingents Roumains de la Mission onusienne ont tué 6 personnes au niveau de CBCA ndosho.
Dans leur déclaration, ces mouvements non-violents demandent aux autorités de Kinshasa de dépêcher une équipe qui devra enquêter sur le « carnage » qui aurait été perpétré par le commandement militaire au Nord-Kivu dont le nombre des morts dépasserait selon leur calcul, plus de 50 personnes.
Ainsi, ils ont formulé d’autres recommandations notamment ;
-L’interpellation du gouverneur militaire Constant Ndima pour qu’il donne le vrai mobile du carnage effectué sous ses ordres dans la ville;
- Une justice pour les auteurs et les donneurs d’injonctions qui ont commis les actes similaire à ceux des ADF dans la ville de Goma;
-De ne pas autoriser un enterrement précipité et sous n’importe quelle forme avant la fin des enquêtes;
-Permettre l’accès dans des cachots, des hôpitaux ou des morgues aux familles des victimes qui cherchent leurs proches ne sachant pas s’ils sont parmi les victimes, les arrêtés ou les blessés;
-Libération immédiate de toutes les personnes arrêtées en vue de permettre la quiétude dans les différentes familles qui continuent à chercher leurs proches faute de quoi;
-Un enterrement digne de toutes les personnes mortes suite aux ordres du Commandement Militaire Province. l’interpellation de tous ceux qui ont donné des fausses alertes sur la secte Messiath afin qu’ils éclairent la justice et toute la nation congolaise.
En outres, ces structures de la société civile ont invité les organisations des défenses des droits de l’homme à l’instar de Human Right Watch, Fédération internationale de droit de l’homme,Amnesty International, Defender Defenders, CNDH et d’autres à mener des enquêtes indépendantes et de déposer une plainte au niveau des cours et tribunaux internationaux contre le commanditaire de massacre du 30 août.
Alors que la rentrée scolaire est prévue le 4 septembre prochain, ces groupes de pression n’écartent pas la possibilité de décréter une ville morte si aucune réponse satisfaisante n’est envisagée endéans 72 heures.
Ce fut un mercredi sombre à Goma. Pendant que les M23 occupent plusieurs localités dans la même province, l’armée congolaise a réprimé dans le sang, les fidèles de la secte «Uzalendo » réclamaient non seulement le retrait de la force de l’EAC accusée de cohabiter avec les terroristes appuyés par le Rwanda, mais aussi et surtout le départ de la Monusco, présente en RDC depuis plus de 20 ans.
Carmel NDEO

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