Justice Santé déclinante de Jacky Ndala : ses avocats demandent un transfert urgent vers un hôpital spécialisé
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Santé déclinante de Jacky Ndala : ses avocats demandent un transfert urgent vers un hôpital spécialisé

Santé déclinante de Jacky Ndala : ses avocats demandent un transfert urgent vers un hôpital spécialisé
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 11 SEPTEMBRE 2025 - 19:17 WAT · 2 min de lecture

Les avocats de Jacky Ndala Mpoyi Kabundi, détenu à la prison centrale de Makala depuis novembre 2024, ont adressé ce jeudi 11 septembre 2025 une requête au directeur de l’établissement pénitentiaire pour solliciter son transfert vers l’hôpital Ngaliema ou le Centre de santé Nganda.

Dans leur correspondance, le collectif d’avocats mené par Maître Jean-Pierre Odudu Menga souligne la dégradation alarmante de l’état de santé de leur client, condamné à deux ans et six mois de servitude pénale par le Tribunal de paix de Kinshasa/Kinkole. « Notre client est sérieusement malade, son état de santé se détériore au jour le jour, au risque d’aboutir à une situation fatidique et définitive », alertent-ils.

Jacky Ndala, figure connue du paysage politique congolais, avait été condamné en 2024 pour propagation de faux bruits, à la suite de ses déclarations publiques dans lesquelles il affirmait avoir subi des traitements inhumains et des violences sexuelles lors d’une détention antérieure à l’Agence nationale de renseignements (ANR). Le ministère public avait considéré ces propos comme de fausses allégations portant atteinte à l’ordre public, justifiant ainsi la sanction judiciaire.

Les conseils rappellent qu’un transfert précédent avait été autorisé le 9 septembre vers l’hôpital Sanatorium, ce qui démontrerait la préoccupation du directeur quant au sort du détenu. Toutefois, ils estiment que l’établissement actuel ne dispose pas des moyens nécessaires pour réaliser les actes médicaux requis, tels que l’IRM, le scanner cérébral, l’échographie cardiaque ou rénale.

S’appuyant sur l’article 16 de la Constitution, qui consacre le caractère sacré de la personne humaine et interdit tout traitement cruel, inhumain ou dégradant, les avocats invitent le directeur de Makala à user de son pouvoir discrétionnaire afin de garantir le droit à la vie et à l’intégrité physique de leur client.

Cette demande intervient alors que la condamnation de Jacky Ndala avait été déclarée définitive avant l’ordonnance présidentielle de grâce collective signée le 30 décembre 2024. Ses avocats s’interrogent sur le maintien en détention malgré cette mesure.

« Nous ne pouvons que saluer votre humanisme en agissant en conséquence face à cette situation intenable », conclut la lettre adressée à la direction du centre pénitentiaire de Makala.

Gilbert N.

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