Sénat – RDC : le gouvernement appelé à l’ordre sur la gestion des fonds de péréquation
Sénat – RDC : le gouvernement appelé à l’ordre sur la gestion des fonds de péréquation
AFP
Le Sénat de la République démocratique du Congo a adopté à l’unanimité, ce vendredi 30 mai, les conclusions relatives aux réponses fournies par le Directeur général de la Caisse nationale de Péréquation (CNP), Coco Jacques Mulongo, concernant la gestion de cette institution stratégique. Cette décision a été prise lors de la 12ᵉ séance plénière, présidée par Jean-Michel Sama Lukonde, dans la salle de conférence du Palais du Peuple.
À l’issue des échanges nourris entre les sénateurs et le DG de la CNP, plusieurs recommandations ont été formulées. Elles visent notamment à renforcer les mécanismes de transparence et de communication entre le Sénat et le Gouvernement, afin d’assurer une meilleure gouvernance de la CNP.
Le président du Sénat a suggéré la tenue prochaine d’une séance de travail entre la Commission Économique et Financière (Écofin) et les ministres sectoriels concernés — notamment ceux des Finances et du Budget — ainsi que le Directeur général de la CNP. Cette initiative s’inscrit dans une logique de suivi rigoureux et de coordination institutionnelle.
Selon une dépêche de la cellule de communication du Sénat, cette adoption fait suite à une question orale avec débat initiée par le sénateur Michel Lingepo. Dans ce cadre, le DG de la CNP avait été auditionné le 28 mai dernier sur la politique menée par sa structure, notamment en matière de solidarité nationale et de réduction des inégalités de développement entre les provinces. Il avait alors demandé un délai de 48 heures pour apporter des réponses détaillées, qu’il a présentées le 30 mai.
Créée il y a une décennie, la CNP est une agence publique dotée de la personnalité juridique ainsi que d’une autonomie administrative et financière. Elle est financée par deux principales sources : une allocation de fonctionnement inscrite au budget général de l’État, et une enveloppe d’investissement correspondant à 10 % des recettes nationales, tel que prévu par la Constitution.
En tant qu’émanation des provinces et organe exerçant le pouvoir budgétaire, le Sénat a insisté sur la nécessité d’une mise en œuvre effective de ses recommandations. Celles-ci seront transmises à la Commission de Suivi et d’Évaluation pour garantir leur application.
Gloire MALUMBA
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