Énergie Le contrat du navire turc, et ce que la société civile demande à la SNEL de publier
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Le contrat du navire turc, et ce que la société civile demande à la SNEL de publier

La Nouvelle Société civile congolaise demande la publication du coût, de la durée, des tarifs et de l’impact sur la facture du contrat de location d’un navire-centrale turc. Elle exige aussi que la SNEL fournisse avant de recouvrer.

Le gouverneur de la ville de Kinshasa et le directeur général de la SNEL brandissent les exemplaires du protocole d'accord signé à l'Hôtel de ville

Signature du protocole d'accord sur l'éclairage public, mercredi 16 septembre 2026 à l'Hôtel de ville de Kinshasa. Photo Ville de Kinshasa
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 2 OCTOBRE 2026 - 12:48 WAT · 3 min de lecture

Un contrat de location de navire-centrale turc doit être rendu public, estime la Nouvelle Société civile congolaise. L’organisation a demandé le jeudi 1er octobre 2026 que soient publiés le coût de cette location, la durée du contrat, les tarifs, les modalités de paiement et l’impact attendu sur la facture des abonnés, selon Radio Okapi.

La demande intervient dans un contexte de coupures d’électricité prolongées dans plusieurs quartiers et communes de Kinshasa, et alors que la Société nationale d’électricité intensifie le recouvrement de ses créances.

Payer, oui, mais pour quel service

« Il est légitime d’exiger des abonnés le paiement de leur consommation, mais cette exigence doit aller de pair avec une fourniture régulière, fiable et de qualité », affirme l’organisation.

Elle demande que les opérations de recouvrement respectent les droits des consommateurs et les procédures légales, et que les investissements de long terme, réhabilitation des infrastructures et modernisation du réseau, ne soient pas sacrifiés au profit de solutions temporaires.

Pourquoi un contrat de navire-centrale engage durablement

Une centrale flottante est une solution d’urgence. Le principe est simple : un navire équipé de groupes électrogènes est amarré, raccordé au réseau, et vend son électricité à l’État ou à l’opérateur national pendant la durée d’un contrat.

Cette électricité est produite à partir de combustible importé. Son prix de revient est donc indexé sur le carburant et sur le taux de change, deux variables que l’État ne maîtrise pas. C’est pourquoi la durée du contrat et la formule tarifaire, que la société civile réclame, ne sont pas des détails : elles déterminent ce que paieront les abonnés pendant des années.

Un réseau qui perd ses lignes avant de manquer de production

La question de la production ne se sépare pas de celle du transport. Plus de deux cents kilomètres de caténaires en cuivre ont été volés sur le réseau ferroviaire du sud du pays, perturbant au passage la desserte électrique de plusieurs localités. Le cuivre des lignes électriques subit la même pression.

Kinshasa poursuit par ailleurs ses investissements d’éclairage public, avec la mise en lumière de la route Nzolana fin septembre, qui suppose elle aussi une alimentation stable.

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