Sud-Kivu : les activités minières suspendues pendant trois mois à Mwenga et Shabunda
Le gouvernement provincial du Sud-Kivu a décidé de suspendre, pour une durée de trois mois, les activités d’exploitation minière dans les territoires de Mwenga et de Shabunda. La mesure a été officialisée à travers un arrêté publié ce samedi 24 mai 2026. Les autorités provinciales justifient cette décision par plusieurs irrégularités constatées dans le secteur
Sud-Kivu : les activités minières suspendues pendant trois mois à Mwenga et Shabunda
AFP
Le gouvernement provincial du Sud-Kivu a décidé de suspendre, pour une durée de trois mois, les activités d’exploitation minière dans les territoires de Mwenga et de Shabunda. La mesure a été officialisée à travers un arrêté publié ce samedi 24 mai 2026.
Les autorités provinciales justifient cette décision par plusieurs irrégularités constatées dans le secteur minier, notamment le non-respect du Code minier, l’absence de retombées économiques pour les communautés locales ainsi que la dégradation de l’environnement dans plusieurs zones d’exploitation.
Des entreprises accusées d’irrégularités
Selon les autorités, plusieurs entreprises minières, y compris certaines à capitaux étrangers, exerçaient leurs activités sans titres valides et sans respecter les cahiers des charges conclus avec les populations locales.
Face à cette situation, le gouvernement provincial entend renforcer le contrôle du secteur afin d’assurer une exploitation plus conforme aux normes légales et environnementales en vigueur.
Durant cette période de suspension, une commission d’enquête parlementaire et technique sera déployée pour auditer l’ensemble des entreprises minières opérant dans ces territoires réputés riches en or et en coltan.
Un audit annoncé avant toute reprise
La commission aura notamment pour mission d’évaluer la conformité fiscale des sociétés minières ainsi que le respect des obligations environnementales et sociales imposées aux exploitants.
À l’issue de cette opération de contrôle, seules les entreprises jugées en règle seront autorisées à reprendre leurs activités.
Une mesure saluée par la société civile
Du côté de la société civile, cette suspension est globalement perçue comme une avancée vers une meilleure gouvernance des ressources naturelles dans la province.
Plusieurs acteurs locaux estiment toutefois que cette mesure devra s’accompagner de sanctions judiciaires contre les exploitants impliqués dans des activités illégales ou dans la violation des engagements pris envers les communautés riveraines.
Dans le Sud-Kivu, les questions liées à l’exploitation minière restent régulièrement au cœur des tensions entre exploitants, autorités et populations locales, notamment autour des enjeux environnementaux et du partage des bénéfices issus des ressources naturelles.
Albert Einstein M
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