Économie PIB projeté à 123 milliards, mais l’État emprunte 30 millions à trois mois
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PIB projeté à 123 milliards, mais l’État emprunte 30 millions à trois mois

PIB 2026 projeté à 123,4 Md USD, mais l'État lève 30 M USD à 3 mois après une adjudication couverte à 54,8 %. Recettes fiscales à 12,5 % du PIB : le paradoxe congolais en chiffres.

PIB projeté à 123 milliards, mais l’État emprunte 30 millions à trois mois
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 23 JUIN 2026 - 19:25 WAT · 2 min de lecture

L’État congolais a mis en adjudication, le 23 juin, 30 millions de dollars de bons du Trésor à trois mois. La semaine précédente, une levée de 60 millions n’avait été couverte qu’à 54,8 %, soit 32,9 millions mobilisés. Le ministère des Finances vise 550 millions de dollars sur le marché intérieur au deuxième trimestre 2026.

Sur la même période, le Fonds monétaire international projette un produit intérieur brut de 123,4 milliards de dollars pour 2026, en hausse de 33 % sur 2025, chiffre relayé par la Banque centrale le 23 avril. Cette progression tient surtout à l’appréciation du franc congolais, qui regonfle le PIB une fois converti en dollars ; la croissance réelle est estimée à 6,2 % par la Banque centrale, et à 5 à 5,9 % par le FMI et la Banque mondiale.

Les recettes fiscales plafonnent à 12,5 % du PIB, contre 16 % en moyenne en Afrique subsaharienne, selon la Banque mondiale. Les exonérations fiscales y représentent près de 5 % du PIB, soit un tiers des recettes fiscales. « Le pays doit accroître ses recettes intérieures, rationaliser les incitations fiscales et investir dans les services sociaux ainsi que dans les infrastructures », déclarait Albert Zeufack, directeur des opérations de la Banque mondiale pour la région.

Les mines portent la croissance, mais le minerai part brut. « Nous restons une simple source d’approvisionnement sans créer de richesses pour les nôtres », a reconnu le ministre des Mines Louis Watum Kabamba à l’ouverture de la DRC Mining Week, le 17 juin à Lubumbashi. Le FMI relève en outre la montée des arriérés de crédits de TVA non remboursés aux sociétés minières et l’existence d’entités captant une part des recettes des ressources naturelles hors du budget.

Le centre de recherche Ebuteli relie la stabilité du franc au gel des dépenses publiques. « La stabilité monétaire s’achète aujourd’hui par le ralentissement des dépenses publiques », analyse son directeur du pilier gouvernance, Jolino Malukisa, qui cite la rémunération irrégulière des fonctionnaires. Le 23 juin, l’État cherchait 30 millions de dollars à trois mois.

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B
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