Accord de paix Kinshasa-Kigali : au Conseil de sécurité, Bintou Keita salue une avancée majeure vers la fin du conflit
Accord de paix Kinshasa-Kigali : au Conseil de sécurité, Bintou Keita salue une avancée majeure vers la fin du conflit
AFP
Alors que les ministres des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo et du Rwanda ont paraphé, ce vendredi 27 juin 2025 à Washington, un projet d’accord de paix historique, le Conseil de sécurité des Nations Unies tenait simultanément une session consacrée à la situation sécuritaire en RDC, à New York.
À cette occasion, la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en RDC et cheffe de la MONUSCO, Bintou Keita, a salué une avancée significative.
« La signature, cet après-midi à Washington, par les ministres des Affaires étrangères de la RDC et du Rwanda, du projet d’accord de paix constitue une étape cruciale vers la fin du conflit », a-t-elle déclaré, tout en soulignant que les tensions sur le terrain demeurent vives.
Cet accord, parrainé par les États-Unis sous l’administration Trump, fait suite à la déclaration de principes signée en avril dernier, ouvrant la voie à une normalisation progressive des relations entre les deux pays voisins.
Bintou Keita a salué l’implication active de Washington dans la recherche d’une paix durable : « Je tiens à rendre hommage aux efforts inlassables des États-Unis dans la facilitation de cet accord, qui représente un tournant décisif pour la paix et la stabilité en République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs. »
La cheffe de la MONUSCO a également souligné l’importance des démarches entreprises dans le cadre des différentes initiatives diplomatiques en cours.
« Je salue les efforts constants du président João Lourenço d’Angola, président en exercice de l’Union africaine, ainsi que l’engagement du président Faure Gnassingbé du Togo, médiateur désigné de l’Union africaine. Je tiens aussi à saluer les contributions précieuses du panel de co-facilitateurs composé d’anciens chefs d’État africains, ainsi que le rôle discret mais déterminant de l’État du Qatar », a-t-elle ajouté.
Au-delà des efforts régionaux et internationaux, Bintou Keita a insisté sur la nécessité d’un engagement national en faveur de la paix. Elle a encouragé les initiatives de dialogue interne et salué les gestes d’apaisement, tels que la récente rencontre entre le président Félix Tshisekedi, les confessions religieuses et plusieurs figures de l’opposition, dont Martin Fayulu.
« Le renforcement de la cohésion nationale est un pilier essentiel pour la réussite de cet accord et la consolidation d’une paix durable », a-t-elle affirmé.
Le projet d’accord, largement salué par les observateurs internationaux, comporte plusieurs engagements clés :
La cessation immédiate des hostilités ;
La neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) ;
Le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais ;
La relance du dialogue entre Kinshasa et le M23 ;
La mise en place d’un mécanisme conjoint de sécurité ;
Le soutien renouvelé à la MONUSCO ;
Le retour sécurisé des réfugiés ;
Et le renforcement de l’intégration économique régionale.
O. Fiston
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