Agression rwandaise : l’ONU dénonce la « désinformation » des rebelles M23/AFC l’impliquant dans une attaque à Goma
En janvier 2025, plus de 1.200 militaires congolais se sont rendus et sont cantonnés dans une base de la Monusco (mission de l'ONU en RDC)
AFP
Dans un contexte de regain de violence dans l’est de la République démocratique du Congo, la mission onusienne a rapidement réagi aux accusations des rebelles du M23-AFC, qui l’impliquaient dans les attaques survenues dans la nuit du 11 au 12 avril dans la ville martyre de Goma.
Par la voix de sa porte-parole, la mission des Nations unies a répondu ce lundi 14 avril à un communiqué du M23-AFC, accusant la MONUSCO d’avoir coordonné une attaque aux côtés de la Force de la SADC (Communauté de développement d’Afrique australe) et des FARDC. L’ONU se dit victime de « désinformation », qu’elle juge susceptible de compromettre la sécurité des civils.
« Aucune de nos bases n’a été utilisée pour planifier des attaques sur Goma. La MONUSCO est présente en RDC pour appuyer le gouvernement dans ses efforts de protection des civils, de rétablissement de l’autorité de l’État et de stabilisation. Dans un contexte de tension et de désinformation, il arrive que notre mission devienne la cible de frustrations liées à une situation sécuritaire complexe, où de multiples acteurs armés continuent de menacer les populations civiles. Nous comprenons ces frustrations, mais insistons sur la nécessité d’un dialogue franc et factuel pour rétablir la confiance », a-t-elle déclaré.
Dans leur communiqué, le M23-AFC, signé Bahati Erasto, gouverneur nommé par la rébellion, a exigé « immédiatement » la reddition des éléments des FARDC stationnés dans les installations de la MONUSCO. Une position qui fait craindre une reprise des hostilités. De son côté, la MONUSCO confirme avoir désarmé tous ces combattants dès leur arrivée dans ses différentes bases, affirmant qu’ils ne représentent aucun danger.
« Ces personnes se sont rendues dans nos bases fin janvier. Elles ont été accueillies dans plusieurs sites de la MONUSCO, à Goma et dans ses environs. Malgré un environnement extrêmement tendu et des pressions sécuritaires, la MONUSCO a réussi à garantir leur sécurité, leur intégrité physique et leur bien-être, conformément à son mandat établi par le Conseil de sécurité des Nations unies. »
Depuis plusieurs mois, Goma est au cœur d’une crise sécuritaire majeure. La ville est partiellement sous le contrôle du M23-AFC, une situation qui a conduit à l’instauration d’une administration parallèle dans certaines zones, en violation flagrante de la souveraineté congolaise. Cette prise de contrôle a paralysé des infrastructures stratégiques, dont l’aéroport international de Goma, perturbant notamment l’acheminement de l’aide humanitaire.
Silas MUNGINDA
Kasindi : 65 Congolais expulsés d’Ouganda accueillis, le bourgmestre plaide pour le vivre-ensemble
À Houston, Tshisekedi reçoit une offre de partenariat minier de Dynamic Aviation