Agression rwandaise : Amnesty International dénonce l’utilisation des armes explosives
Agression rwandaise : Amnesty International dénonce l’utilisation des armes explosives
AFP
Dans un rapport publié ce lundi 20 janvier sur son site internet, Amnesty International déplore une escalade alarmante de l’utilisation d’armes explosives à large rayon d’impact dans des zones densément peuplées en République Démocratique du Congo (RDC), en particulier entre janvier et juillet 2024.
Ces attaques, menées par le groupe armé M23 soutenu par le Rwanda et les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), ont causé plus de 100 morts et des centaines de blessés parmi les civils, violant gravement les principes du droit international humanitaire.
L’utilisation de roquettes non guidées, notamment des roquettes Grad de 122 mm, a été courante, exacerbant les souffrances des populations civiles, souvent sans distinction entre combattants et innocents. Ces armes, par leur imprécision, présentent un risque extrêmement élevé pour les civils et ne respectent pas les normes internationales concernant la protection des populations non combatantes.
« L’ampleur de la souffrance psychologique des victimes, avec des témoins décrivant des scènes de terreur, de deuil, et de blessures graves. Des femmes et des enfants ont payé un lourd tribut, et les infrastructures civiles, y compris les hôpitaux, ont été gravement endommagées », déplore l’ONG internationale qui défend les droits humains.
Amnesty International appelle la Cour pénale internationale à enquêter sur ces attaques, les qualifiant potentiellement de crimes de guerre. Les belligérants doivent immédiatement cesser l’utilisation d’armes explosives dans ces zones, respecter le droit international humanitaire, et prendre des mesures concrètes pour éviter davantage de pertes humaines et de destructions.
Gilbert NM