Arrestation du général Padiri Bulenda : la Société Civile «Congo mon Pays» dénonce une tentative de «déstabilisation ciblée»
Arrestation du général Padiri Bulenda : la Société Civile «Congo mon Pays» dénonce une tentative de «déstabilisation ciblée»
AFP
Le lieutenant-général David Padiri Bulenda, coordonnateur national de la Réserve armée de la défense (RAD), a passé sa première nuit dans les locaux de l’état-major des renseignements militaires, après une convocation survenue le samedi 12 avril 2025. Il y a été retenu plusieurs heures à la Détection militaire des activités anti-patrie (DEMIAP), avant d’être relâché dans la nuit du dimanche 13 avril.
Cependant, il a de nouveau été interpellé le lundi 14 avril à la DEMIAP, où il demeure détenu après une nouvelle nuit passée dans les installations de ce service.
Cette arrestation suscite une vive indignation à l’échelle nationale. Nommé général-major en 2000 par le feu Président Mzee Laurent-Désiré Kabila, puis promu lieutenant-général par son successeur Joseph Kabila, le général Padiri Bulenda joue actuellement un rôle stratégique sous le leadership du Président Félix Tshisekedi. En tant que coordonnateur de la RAD, unité considérée comme « le dernier rempart contre l’agression rwandaise », il est salué pour avoir bloqué l’avancée ennemie sur plusieurs axes cruciaux, notamment Kalemie via Uvira et Kisangani via Bunyakiri-Walikale.
Dans une lettre ouverte adressée au Président Tshisekedi, la coordination de la Société Civile « Congo mon Pays » du Nord-Kivu dénonce une « campagne de déstabilisation savamment orchestrée » contre un officier jugé essentiel dans la lutte contre les groupes armés.
« Le général Padiri, en sa qualité de coordonnateur de la RAD, est l’un des piliers de l’espoir pour le peuple congolais. Il coordonne avec détermination les actions des Wazalendo au Nord et au Sud-Kivu. Ses résultats sur le terrain sont éloquents. Son engagement contre les exactions commises par les terroristes du M23 et leurs alliés lui vaut respect et admiration, mais aussi, malheureusement, des manœuvres hostiles », déplore la société civile.
Des sources sécuritaires reprocheraient au général la possession d’un nombre d’armes supérieur à celui prévu dans son escorte, dont certaines ne seraient pas répertoriées au niveau de l’état-major général. Toutefois, ses proches soulignent qu’aucune perquisition n’a été effectuée à son domicile, remettant en question la régularité de la procédure.
Ils appellent à l’intervention urgente du Président de la République afin de faire toute la lumière sur cette affaire.
Bernard Mpoyi
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