Sports Kinshasa en fête : la capitale a vibré au but des Léopards

Kinshasa en fête : la capitale a vibré au but des Léopards

De l'avenue Elengesa aux marchés de Matonge, Kinshasa a explosé de joie au but de Wissa contre le Portugal. Reportage sur une capitale qui s'est reconnue dans ses Léopards.

Kinshasa en fête : la capitale a vibré au but des Léopards
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 18 JUIN 2026 - 12:20 WAT · 2 min de lecture

À la dernière minute de la première période, quand la tête de Yoane Wissa a fait trembler le filet portugais, Kinshasa a explosé. Sur l’avenue Elengesa, dans la commune de Kalamu, jeunes et vieux ont déferlé dans la rue pour célébrer la prestation des Léopards, rapporte la presse locale. Le temps d’un but, la capitale a oublié le reste.

La scène n’a rien d’isolé. Pendant la rencontre, la ville d’ordinaire trépidante s’était comme figée, chacun rivé à un écran. « À Kinshasa, qui est normalement animée en permanence, la ville s’est vidée, tout le monde suivant le match », observait l’envoyé de la presse internationale. À chaque occasion congolaise, les mêmes cris, les mêmes sauts de joie dans les bars, les parcelles et les places publiques.

L’ambiance, en réalité, montait depuis le matin. De Matonge à Bandalungwa, de Limete à la Gombe, les maillots de la sélection avaient envahi les rues. « Aujourd’hui, même ceux qui ne regardent pas habituellement le football portent la vareuse nationale », constatait un commerçant du marché central. À Victoire, un étudiant, Patrick Ndala, résumait l’humeur du jour : « Nous respectons le Portugal, mais nous n’avons peur de personne. »

Au coup de sifflet, le 1-1 avait, pour beaucoup, le goût d’une victoire. La presse kinoise décrivait « une véritable euphorie » et « l’espoir de tout un peuple, uni derrière son équipe nationale ». Car au-delà du résultat, c’est ce sentiment d’appartenance qui s’est exprimé : pour son retour en Coupe du monde après cinquante-deux ans, la RD Congo s’est reconnue dans onze joueurs.

Tous, pourtant, ne plaçaient pas l’enjeu sur le score. « Pour moi, le plus important, c’est la qualification à cette compétition, glissait Yves Badjoko, cadre d’un parti d’opposition. Que l’on gagne ce match ou pas, cela m’importe peu. » Une manière de dire que, ce soir-là, la fierté précédait le résultat. Rendez-vous le 24 juin, face à la Colombie, pour faire vibrer la capitale à nouveau.

Sources : mediacongo/Ouragan et France 24, 17 juin 2026 (ambiance et célébrations à Kinshasa, verbatims de supporters).

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