Banques et finances Reddition 2025 : 98 % sur les recettes internes, 54 % sur les ressources extérieures

Reddition 2025 : 98 % sur les recettes internes, 54 % sur les ressources extérieures

Devant l’Assemblée nationale, le ministre des Finances Doudou Fwamba a chiffré à 41 979 milliards de francs les recettes du pouvoir central mobilisées en 2025, sur 50 691 prévus. Les recettes internes atteignent 98 % de leur assignation ; le manque de 8 712 milliards se concentre sur les ressources extérieures et exceptionnelles. Le projet de loi est recevable et part à l’ECOFIN pour sept jours.

Reddition 2025 : 98 % sur les recettes internes, 54 % sur les ressources extérieures
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 29 OCTOBRE 2026 - 10:16 WAT · 4 min de lecture

Les recettes du budget du pouvoir central ont été mobilisées à hauteur de 41 979 milliards de francs congolais en 2025, sur des prévisions de 50 691 milliards, soit un taux de réalisation de 82 %. Le ministre des Finances, Doudou Fwamba, a présenté ces chiffres mercredi 28 octobre 2026 devant l’Assemblée nationale.

La plénière, présidée par le président de la chambre basse Aimé Boji Sangara, a déclaré le projet de loi recevable et l’a envoyé à la Commission économique, financière et de contrôle budgétaire, pour un examen de sept jours. Le débat avait été suspendu après une motion incidentielle du député national Patrick Matata.

Deux taux pour un même exercice

Le ministre a avancé deux chiffres, et les deux sont exacts. Le premier, 82 %, rapporte les recettes mobilisées à l’ensemble des prévisions du pouvoir central. Le second, 98 %, ne porte que sur les recettes internes : 30 250 milliards de francs encaissés sur 30 647 attendus, un manque de 397 milliards seulement.

Entre les deux se trouve le budget général, réalisé à 38 000 milliards sur 45 000 prévus. Les montants communiqués pour ce niveau sont arrondis, ce qui explique l’écart entre les 83 % annoncés et le rapport brut des deux nombres.

Où le manque se concentre

L’écart total est de 8 712 milliards de francs non mobilisés. Les recettes internes n’en expliquent que 397 milliards. Le reste vient d’ailleurs.

Si l’on retire les recettes internes du budget général, il reste un bloc de ressources extérieures et exceptionnelles attendu à 14 353 milliards et réalisé à 7 750 milliards, soit un taux de 54 % et un manque de 6 603 milliards. Ce calcul est une soustraction faite par la rédaction à partir des trois chiffres communiqués ; il hérite donc de leur arrondi.

Les budgets annexes et comptes spéciaux, qui séparent le budget général du total du pouvoir central, ont pour leur part été réalisés à 3 979 milliards sur 5 691 attendus, soit 70 %.

La lecture est donc la suivante : l’administration fiscale a tenu ses assignations à deux pour cent près, et le déficit de mobilisation porte sur ce que l’État attendait de l’extérieur et des opérations exceptionnelles.

Ce que le ministre met en avant

Doudou Fwamba a présenté 2025 comme l’année où le gouvernement a dû redoubler d’efforts pour mobiliser les recettes, en dehors de l’exercice 2022 marqué par le boom minier, et malgré les contraintes rencontrées, notamment sécuritaires.

Il a cité deux changements de méthode. Le premier est l’inscription, pour la première fois, du produit des emprunts intérieurs parmi les recettes exceptionnelles du budget général. Le second est l’élargissement du périmètre des budgets-programmes, passé de sept à vingt ministères.

Le texte et la procédure

Le projet porte sur la reddition des comptes de la loi de finances n° 24/011 du 20 décembre 2024 pour l’exercice 2025, telle que modifiée par la loi de finances rectificative n° 25/044 du 28 juin 2025.

La séquence est annuelle. La Première ministre avait déposé ce projet de reddition le 15 septembre 2026, en même temps que le projet de loi de finances 2027, chiffré à 56 929 milliards de francs. L’an dernier, la reddition des comptes de l’exercice 2024 avait été déclarée recevable le 18 novembre 2025, après son adoption en Conseil des ministres en septembre.

Ce que la présentation ne dit pas

Une reddition des comptes comporte deux volets, les recettes et les dépenses. Les chiffres communiqués à l’issue de la plénière ne portent que sur les recettes. Le niveau d’exécution des dépenses, le solde de l’exercice et les observations de la Cour des comptes ne figurent pas dans le compte rendu de la chambre.

C’est l’objet de l’examen confié à la commission. Les sept jours courent à compter de ce mercredi.

Source : Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, 28 octobre 2026. Les taux et les montants dérivés sont calculés par la rédaction à partir des chiffres communiqués.

Rédaction

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B
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