Judith Suminwa dépose le projet de loi de finances 2027, chiffré à 56 929 milliards de francs
La Première ministre a déposé le 15 septembre 2026 au Bureau de l’Assemblée nationale le projet de budget 2027, à 56 929 milliards de francs congolais, ainsi que la reddition des comptes de l’exercice 2025.
Judith Suminwa dépose le projet de loi de finances 2027, chiffré à 56 929 milliards de francs
AFP
La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a déposé le mardi 15 septembre 2026 au Bureau de l’Assemblée nationale le projet de loi de finances pour l’exercice 2027. Le budget y est chiffré à 56 929 milliards de francs congolais, soit 24,8 milliards de dollars américains.
La cheffe du gouvernement a également déposé le projet de loi portant reddition des comptes de l’exercice 2025, conformément à l’article 126 de la Constitution et aux dispositions légales en matière budgétaire.
Un budget présenté comme celui de l’action et de la souveraineté
Le projet est présenté comme un budget « d’action et de souveraineté ». Il entend traduire en crédits budgétaires les engagements du président de la République contenus dans le Programme d’actions du gouvernement.
La sécurité et la défense figurent au premier rang des priorités annoncées
« Nous avons travaillé sur un budget qui regarde les questions de sécurité et de défense parce que nous devons vraiment travailler sur le retour de la paix dans notre pays et particulièrement à l’est du pays », a déclaré Judith Suminwa Tuluka à l’issue du dépôt.
L’objectif annoncé est de soutenir le retour de la paix, en particulier dans l’est du pays.
Le pouvoir d’achat passe par l’agriculture et la production locale
Le gouvernement entend agir sur le pouvoir d’achat par le renforcement des investissements dans l’agriculture et l’amélioration de la production locale.
La rémunération des agents et fonctionnaires de l’État figure également parmi les préoccupations prises en compte dans le projet, en lien avec les engagements pris dans le cadre des accords syndicaux.
Routes, aéroports et universités parmi les secteurs d’investissement cités
Les infrastructures constituent un autre axe majeur du projet. La Première ministre a cité les routes, les aéroports et les universités parmi les secteurs devant bénéficier de l’effort d’investissement public.
La mobilisation des recettes repose sur la digitalisation et la facture normalisée
Au-delà des dépenses, le gouvernement mise sur une mobilisation accrue des recettes. La Première ministre a évoqué le renforcement de la digitalisation des services d’assiette, ainsi que le suivi de la facture normalisée et de la taxe sur la valeur ajoutée.
L’objectif affiché est de rapprocher les ressources mobilisées des ambitions de développement du pays.
Des crédits sont prévus pour le dialogue national, les élections et l’identification
« D’ailleurs, le dialogue national convoqué par le président de la République a été pris en charge. Notamment aussi des crédits budgétaires pour les élections, pour l’identification de la population », a assuré Judith Suminwa Tuluka.
Le gouvernement inscrit ainsi le budget 2027 dans une logique de continuité de l’action publique, en tenant compte de la sécurité, du pouvoir d’achat, de la production agricole, des infrastructures, de la cohésion nationale et de la mobilisation des recettes.
Six membres du gouvernement accompagnaient la Première ministre
La cheffe du gouvernement était accompagnée des vice-Premiers ministres Daniel Mukoko Samba, chargé de l’Économie nationale, et Adolphe Muzito, chargé du Budget, du ministre d’État chargé des Relations avec le Parlement Guy Loando, du ministre des Finances Doudou Fwamba, du ministre du Travail Massamba Wa Massamba et du ministre de la Communication et Médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.
La phase d’examen parlementaire s’ouvre sur deux textes
Le dépôt des projets de loi de finances 2027 et de reddition des comptes 2025 ouvre la phase d’examen parlementaire des prévisions budgétaires et des résultats de l’exécution du précédent exercice.
La reddition des comptes permettra au Parlement d’examiner l’exécution effective du budget et les écarts entre les prévisions et les réalisations.
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