Santé Au Kwilu, une maladie mystérieuse tue quatorze personnes en deux semaines à Bulungu
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Au Kwilu, une maladie mystérieuse tue quatorze personnes en deux semaines à Bulungu

Quatorze personnes sont mortes en deux semaines d'une maladie non identifiée dans le territoire de Bulungu, au Kwilu. Ce que l'on sait.

Au Kwilu, une maladie mystérieuse tue quatorze personnes en deux semaines à Bulungu
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 22 JUIN 2026 - 16:55 WAT · 2 min de lecture

Quatorze morts en quinze jours, et toujours pas de diagnostic. Dans le territoire de Bulungu, au Kwilu, une maladie que les services sanitaires n’ont pas encore identifiée a emporté quatorze personnes en l’espace de deux semaines, rapporte Radio Okapi ce lundi. L’information, encore parcellaire, dessine le scénario que redoutent les autorités sanitaires congolaises : l’apparition d’un foyer dont on ignore l’origine, dans une zone rurale éloignée des grands centres de diagnostic.

Les premiers éléments font état de décès rapprochés, survenus dans un délai court, sans que la cause ait pu être établie sur place. Faute de laboratoire de proximité, l’identification du pathogène suppose l’acheminement d’échantillons vers Kinshasa, un trajet qui, depuis le Kwilu, se compte en jours plutôt qu’en heures. C’est précisément cette lenteur logistique qui transforme, en RDC, une alerte locale en risque sanitaire plus large.

Le moment ne doit rien au hasard dans l’agenda national : le pays consacre l’essentiel de ses moyens d’urgence à l’épidémie d’Ebola qui frappe l’Est, où le dernier bilan officiel de l’Institut national de santé publique fait état de 956 cas confirmés et 247 décès. Tandis que la riposte se concentre sur l’Ituri et les Kivu, où le Sud-Kivu ne compte plus de cas actif quand l’Ituri reste l’épicentre, un foyer non identifié au Kwilu rappelle que la carte des urgences sanitaires congolaises ne se résume pas à une seule épidémie.

Pour l’heure, la prudence s’impose sur la nature exacte du phénomène. Aucune piste n’est privilégiée publiquement par les autorités, et le bilan reste susceptible d’évoluer à mesure que la zone de santé de Bulungu remonte ses données. Reste une certitude de méthode, vérifiée à chaque flambée congolaise, de l’Ituri où les soins ont dû être rendus gratuits pour endiguer Ebola jusqu’aux territoires les plus enclavés : plus le diagnostic tarde, plus la fenêtre d’action se referme. Le Kwilu attend désormais les résultats des prélèvements pour mettre un nom sur ce qui tue à Bulungu.

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B
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