Budget 2026 : Kamerhe salue l’engagement de Muzito pour une concertation institutionnelle
Vital Kamerhe et Adolphe Muzito au Palais du Peuple, le 23 août 2025, lors d’une séance de concertation en prélude à l’ouverture de la session budgétaire consacrée au projet de loi de finances 2026.
AFP
À la veille de l’ouverture de la session budgétaire, le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a reçu samedi 23 août, au Palais du Peuple, le vice-Premier ministre et ministre du Budget, Adolphe Muzito Mfumusi, accompagné de son adjoint, Elysé Bokumwana. Au centre des échanges : la préparation du projet de loi de finances 2026, dans un contexte marqué par de multiples défis économiques et sociaux.
Pour Adolphe Muzito, qui effectuait ainsi sa première prise de contact officielle avec l’institution budgétaire, cette rencontre constitue une étape clé dans la collaboration entre l’exécutif et le législatif. Il a réaffirmé sa volonté d’instaurer un cadre permanent de concertation avec l’Assemblée nationale, afin d’intégrer davantage les propositions des élus dans le futur budget. Vital Kamerhe a salué cette démarche et assuré que les travaux parlementaires se dérouleront « dans un esprit de responsabilité et de recherche de solutions durables pour la stabilité du pays ».
Entré en fonction le 12 août dernier, le nouveau patron du Budget s’est engagé à maîtriser les dépenses publiques, améliorer la mobilisation des recettes et renforcer la discipline financière. Quelques jours avant cette audience, il avait réuni les régies financières – DGI, DGDA, DGRAD et Direction générale de la politique budgétaire – pour fixer des objectifs ambitieux pour l’exercice 2026. Le gouvernement vise en effet une hausse substantielle des recettes, estimées à 13 milliards de dollars, contre 9,9 milliards dans la loi de finances rectificative actuelle. Les projections tablent sur une progression graduelle : 11,7 milliards, puis 12 milliards, avant d’atteindre l’objectif final de 13 milliards.
Dans cette même dynamique, le 20 août, Adolphe Muzito avait consulté les partenaires techniques et financiers (FMI, Banque mondiale, BAD, Union européenne, GIZ, AFD, Enabel) afin de partager les grandes orientations retenues. Ces derniers ont salué la transparence du processus et réitéré leur volonté d’accompagner les réformes engagées. Parmi celles-ci figurent la facturation normalisée, la centralisation des recettes dans le Compte unique du Trésor et la professionnalisation du corps des comptables publics.
La session budgétaire qui s’ouvre au Parlement s’annonce donc décisive. Au-delà des chiffres, l’enjeu majeur réside dans une allocation plus efficace des ressources vers les secteurs prioritaires : éducation, santé, infrastructures et protection sociale. L’instauration d’un dialogue constant entre le gouvernement et l’Assemblée nationale laisse présager un projet de loi de finances plus consensuel, mais surtout mieux arrimé aux réalités et attentes de la population congolaise.
Gilbert N.
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