Bunia : des jeunes formés par la MONUSCO appelés à mettre leurs compétences au service de leurs communautés
Formés le 8 mai 2026 au camp de Ndoromo, à Bunia, 40 jeunes ont été invités à mettre immédiatement leurs nouvelles compétences au service de leurs quartiers. À travers cette initiative, le contingent bangladais de la MONUSCO entend répondre aux besoins locaux tout en renforçant la résilience communautaire face au chômage et à l’insécurité. À
Bunia : des jeunes formés par la MONUSCO appelés à mettre leurs compétences au service de leurs communautés
AFP
Formés le 8 mai 2026 au camp de Ndoromo, à Bunia, 40 jeunes ont été invités à mettre immédiatement leurs nouvelles compétences au service de leurs quartiers. À travers cette initiative, le contingent bangladais de la MONUSCO entend répondre aux besoins locaux tout en renforçant la résilience communautaire face au chômage et à l’insécurité.
À peine leurs certificats obtenus, les bénéficiaires sont retournés dans leurs communautés avec pour mission de valoriser les acquis reçus durant la formation. Organisée au camp de Ndoromo, celle-ci a permis à 27 jeunes filles de se former en informatique, tandis que 13 jeunes hommes ont été initiés à la maintenance des générateurs électriques.
Deux secteurs jugés prioritaires dans la ville de Bunia, confrontée à une forte demande en compétences numériques et à des coupures d’électricité récurrentes.
Des compétences appelées à servir les communautés

Pour Jean-Bosco Uzele, chef de la division provinciale de la jeunesse de l’Ituri, l’objectif est d’encourager les jeunes à devenir des acteurs utiles au sein de leurs communautés, sans attendre un emploi formel.
« Le contingent bangladais est en train de capaciter les jeunes afin qu’ils deviennent utiles à la société, qu’ils créent leur propre emploi et qu’ils oublient le chemin qui mène vers les groupes armés », explique-t-il.
Les lauréats sont ainsi encouragés à partager leurs connaissances dans leurs quartiers, associations et petites structures locales.
Âgé de 43 ans, Edgard, formé en maintenance des générateurs, envisage déjà de proposer ses services aux habitants et petits commerçants confrontés aux problèmes d’électricité.
« Ici à Bunia, avec les problèmes d’électricité, beaucoup de personnes utilisent des générateurs. C’est un réel besoin », souligne-t-il.
De son côté, Nadine, 22 ans, étudiante en administration et management, entend utiliser ses compétences informatiques pour accompagner son entourage.
« J’ai appris à mieux comprendre le fonctionnement d’un ordinateur, installer et désinstaller des logiciels. Cela va beaucoup m’aider dans mes études et plus tard dans l’administration, mais aussi pour aider d’autres jeunes qui n’ont pas accès à ces bases », témoigne-t-elle.
Prévenir la violence par l’autonomisation

À travers cette approche, la MONUSCO mise sur la formation comme outil de prévention contre la violence et le recrutement dans les groupes armés. En devenant des ressources locales, ces jeunes contribuent à renforcer la résilience de leurs communautés.
Le processus d’identification des bénéficiaires, conduit avec le Parlement des jeunes et le Conseil provincial de la jeunesse, cible principalement les jeunes les plus vulnérables.
Depuis janvier 2026, 230 jeunes, dont 119 femmes, ont déjà bénéficié des initiatives civilo-militaires menées par le contingent bangladais de la MONUSCO en Ituri.
Isaac Bin-Ngeve