Politique Bunia : panique et déplacements de la population après d’intenses combats entre l’armée et la milice CODECO
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Bunia : panique et déplacements de la population après d’intenses combats entre l’armée et la milice CODECO

Bunia : panique et déplacements de la population après d’intenses combats entre l’armée et la milice CODECO
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 25 OCTOBRE 2020 - 21:20 WAT · 2 min de lecture

Les quartiers Kindia et Dele, situés au sud-est de la ville de Bunia (ituri) se sont réveillés sous de fortes détonations d’armes lourdes et légères dès l’aube de samedi 24 octobre 2020.

Cette situation a créé une vive panique au sein de la population qui a pris la route du centre-ville de Bunia, craignant pour sa sécurité.

Sur le boulevard de Libération, principale artère du chef-lieu de l’Ituri, on apercevait plusieurs centaines de femmes et d’enfants, avec leurs effets sur la tête, fuyant pour trouver refuge dans des quartiers plus sécurisés.

« Les miliciens sont vers Fichama, non loin de Kindia. Toute la population là-bas est en alerte pour le moment », témoignait l’un d’entre eux interrogé par Politico.cd

Côté FARDC, on affirmait repousser une « tentative d’infiltration » de l’Armée de libération du congo (ALC), une branche de CODECO réfractaire au processus de paix et basée dans la localité de Ezekere, à une dizaine de kilomètres de Bunia.

« C’est depuis le matin que nous sommes en train de quadriller l’ennemi vers Fichama. Nous faisons notre travail jusqu’à l’anéantir totalement », a indiqué le lieutenant Jules Ngongo Tsikudi, porte-parole militaire en Ituri.

C’est cette même faction dissidente qui avait opéré, le 04 septembre 2020, une incursion dans la ville de Bunia en se dirigeant à la prison centrale pour tenter d’obtenir la libération de leurs compagnons détenus et condamnés par la justice militaire, pour d’autres.

Devant ce mouvement de la population, les forces armées appellent à l’apaisement.

« La population ne doit pas être paniquée, elle doit plutôt être vigilante parce que nous sommes dans une zone où il y a la menace permanente », a-t-il indiqué dans une communication téléphonique avec Politico.cd.

« Nous devons tout faire pour en finir avec cette menace », a-t-il conclu.

Alfred Héritier IMANI GAIUS

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