Politique Calendrier électoral : «la non-publication du budget est une entorse sans pareil aux règles de transparence» (la SYMOCEL)
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Calendrier électoral : «la non-publication du budget est une entorse sans pareil aux règles de transparence» (la SYMOCEL)

Calendrier électoral : «la non-publication du budget est une entorse sans pareil aux règles de transparence» (la SYMOCEL)
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 2 DÉCEMBRE 2022 - 12:10 WAT · 3 min de lecture

La Synergie des missions d’observation des élections (SYMOCEL) s’est exprimée, ce jeudi 1er décembre devant la presse, au sujet de la publication électorale pour les échéances électorales prochaines en République Démocratique du Congo.

Cette organisation de la société civile dit s’inquiéter de cette publication du calendrier électoral qu’elle qualifie d’une action courageuse et ambitieuse.

Dans ses inquiétudes, la SYMOCEL a fait savoir que la publication du calendrier électoral revêt certaines faiblesses qui appellent à plus d’efforts.

Elle a cependant noté le mode de publication qu’elle estime unilatérale du calendrier électoral qui, d’après la SYMOCEL, ce calendrier aurait dû faire l’objet d’échanges préalables dans les cadres de concertation.

Pour le coordonnateur de cette organisation, cette publication du calendrier électoral est un passage en force qui témoigne d’une radicalisation de la CENI et une mise à l’écart des cadres de concertation qui d’ailleurs n’ont jamais fonctionné selon les standards démocratiques.

Aussi, dit-il, la publication tardive à 11 mois de délai constitutionnel de convocation du corps électoral dans un environnement de faible sensibilisation électorale mettrait le processus dans une posture de faible participation.

La SYMOCEL a relevé dans ce calendrier électoral la non-publication du budget qui, selon elle, est une entorse sans pareil aux règles de transparence et de fonctionnement des institutions d’appui à la démocratie.

Pour la SYMOCEL, il est difficile de dire dans quelle mesure la CENI compte relever le niveau de participation et d’inclusion car il y a des faibles garanties des principes de participation et d’inclusion.

Dans une déclaration, le coordonnateur national de la SYMOCEL, Patrick Ntambwe a mis en évidence plusieurs défis que devrait relever le cycle électoral de 2023.

Il a cite entre autres, le défi de la périodicité, qui est la capacité à tenir les élections régulières qui dans le délai, en mettant fin au système de glissement.

Selon lui, la RDC a également le défi d’avoir une CENI professionnelle et engagée pour la consolidation de la démocratie.

La SYMOCEL est d’avis que le contexte sécuritaire demeure préoccupant à l’approche des scrutins de 2023.

« Les Nations unies estiment à plus de 5,6 millions de déplacés internes suite à l’occupation du Nord-Kivu par le M23 appuyé par le Rwanda, aux activités des mouvements des terroristes en Ituri et à l’émergence des conflits communautaires dans une partie de Mai-Ndombe, Kwilu et dans la périphérie de Kinshasa », a déclaré le Coordonnateur de SYMOCEL.

Patrick Ntambwe a recommandé ainsi au gouvernement de restaurer la sécurité sur l’ensemble du territoire national afin de permettre à tous les citoyens d’exercer leur devoir de voter.

Il a rappelé que lors de la présidentielle de 2018, les populations des territoires de Yumbi, Beni et Butembo n’avaient pas pu exercer leur droit de vote à cause notamment de l’insécurité.

Christian Okende

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