Politique Commission Kabila : Lutundula, Agito, F. Bemba et J. Tshisekedi parmi les 40 membres chargés de statuer sur le sort du sénateur à vie
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Commission Kabila : Lutundula, Agito, F. Bemba et J. Tshisekedi parmi les 40 membres chargés de statuer sur le sort du sénateur à vie

Commission Kabila : Lutundula, Agito, F. Bemba et J. Tshisekedi parmi les 40 membres chargés de statuer sur le sort du sénateur à vie
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 20 MAI 2025 - 12:37 WAT · 2 min de lecture

Le bureau du Sénat a officialisé, lundi 19 mai 2025, la composition de la commission spéciale chargée d’examiner la demande de levée des immunités parlementaires de Joseph Kabila, sénateur à vie et ancien président de la République démocratique du Congo.

D’après nos confrères de la radio onusienne, cette commission, formée à la suite du réquisitoire de l’Auditeur général près la Haute Cour militaire, est composée de 40 membres, dont 13 issus des groupes politiques et 27 représentants des groupes provinciaux.

Parmi les personnalités politiques nommées figurent Christophe Lutundula, ministre sortant des Affaires étrangères, Françoise Bemba, Carole Agito, Justin Kalumba, Yvan Kazadi ainsi que Jean Tshisekedi, frère du président de la République. Tous ont été convoqués à une séance de travail prévue ce mardi 20 mai à partir de 11 heures, sur invitation du président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde. Cette réunion se tient en application de l’article 138 de la Constitution et des articles 196 à 224 du Règlement intérieur du Sénat.

Le mandat de la commission comprend, entre autres, l’audition de l’Auditeur général des FARDC ainsi que celle de Joseph Kabila lui-même. Ce dernier est soupçonné, selon les accusations portées par le président Félix Tshisekedi, d’être le cerveau du mouvement rebelle M23, actif dans l’Est du pays et responsable de l’occupation prolongée de Goma, Bukavu et d’autres localités stratégiques dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Du côté du Front commun pour le Congo (FCC), plateforme politique de l’ancien président, ces accusations sont balayées d’un revers de la main. Le camp Kabila y voit une manœuvre politique du pouvoir en place, qualifiant le processus d’« acharnement orchestré » en pleine crise sécuritaire et institutionnelle.

Ézéchiel CTM

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