Politique Connectivité nationale et sécurité : la RDC accélère la modernisation de ses services publics
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Connectivité nationale et sécurité : la RDC accélère la modernisation de ses services publics

Conseil de ministres RDC. Photo droit aux tiers.
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 30 MARS 2026 - 12:17 WAT · 3 min de lecture

La République démocratique du Congo a franchi une nouvelle étape dans la modernisation de son administration et de son dispositif de sécurité. Réuni en Conseil des ministres à Bandundu-Ville, dans la province du Kwilu, le gouvernement a examiné un projet d’envergure présenté par le ministre des Postes et Télécommunications, José Mpanda Kabangu, portant sur la connectivité des 145 territoires.

Ce projet d’appui technique à la sécurité nationale vise, à terme, à interconnecter l’ensemble des administrations publiques sur toute l’étendue du territoire. Selon le ministre, l’objectif est de renforcer la sécurité intérieure en rapprochant les centres de décision de l’administration centrale des différentes entités opérationnelles. « L’objectif affiché est d’apporter un appui substantiel et significatif à la sécurité intérieure en rapprochant la haute hiérarchie et l’administration centrale de toutes les entités opérationnelles », indique le compte rendu du Conseil des ministres.

Pour le gouvernement, cette interconnexion devrait produire des effets immédiats sur les plans administratif, politique et sécuritaire, en améliorant la coordination et la circulation de l’information entre les différents niveaux de l’État. Dans la même dynamique, le ministre a proposé la mise en place de numéros verts et de numéros d’urgence courts et gratuits, afin de faciliter le contact entre la population et les services de sécurité. Le Conseil des ministres en a pris acte.

Le compte rendu précise également que cette connectivité nationale permettrait, entre autres, la tenue à distance de la Conférence des gouverneurs, une meilleure coordination des instructions du ministère de l’Intérieur à l’ensemble des entités administratives et sécuritaires, ainsi qu’une interaction en temps réel du ministère de la Défense avec les centres de commandement. L’ensemble de ces avancées vise à renforcer la réactivité de l’État face aux crises et aux enjeux sécuritaires.

Sur le plan opérationnel, le ministre a indiqué avoir obtenu l’engagement du régulateur et des opérateurs télécoms pour rendre effectifs les numéros verts. Une phase pilote sera d’abord lancée à Kinshasa avant un déploiement progressif sur le reste du pays. Deux numéros d’intérêt général, le 126 et le 164, ont déjà été attribués au ministère des Postes et Télécommunications et transmis au Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur pour exploitation.

Au-delà de l’aspect technologique, les autorités présentent ce dispositif comme un outil de renforcement de la confiance entre l’État et les citoyens, destiné à améliorer la sécurité, accélérer les procédures administratives et moderniser la gouvernance publique. Sa réussite dépendra toutefois de la qualité du partenariat avec les opérateurs télécoms, de la fiabilité des infrastructures et de la coordination entre les différents acteurs impliqués.

La mise en œuvre effective du projet fera l’objet d’un suivi attentif. Les prochaines étapes incluent l’élaboration d’un calendrier de déploiement, la conduite de tests lors de la phase pilote à Kinshasa, ainsi que la mise en place de mécanismes d’évaluation destinés à mesurer son impact sur la sécurité intérieure et sur la relation entre l’État et la population.

Albert Einstein M

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