Corridor de Lobito : à Lusaka, la RDC porte l’axe Dilolo-Sakania et la transformation locale
Ouverte lundi 5 octobre par le président zambien Hakainde Hichilema, la deuxième réunion de coordination du Corridor de Lobito se tient jusqu'à ce mardi 6 octobre dans la capitale zambienne. La délégation congolaise y défend le développement de l'axe Dilolo-Sakania et le rattachement des routes nationales au couloir.
Corridor de Lobito : à Lusaka, la RDC porte l’axe Dilolo-Sakania et la transformation locale
AFP
Le président de la Zambie, Hakainde Hichilema, a ouvert les travaux de la deuxième réunion de coordination du Corridor de Lobito. C’est le ministère congolais des Infrastructures et Travaux publics qui l’a annoncé sur son compte officiel.
La République démocratique du Congo est représentée par le ministre d’État chargé du Plan, Guylain Nyembo, qui conduit la délégation. Il est accompagné du ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, et du ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya.
Cette session fait suite à la première réunion, organisée en février 2026 à Luanda, en Angola. L’ordre du jour s’ouvre sur un état des lieux des avancées réalisées depuis cette rencontre.
Dilolo-Sakania, « une nécessité majeure » pour Kinshasa
Le ministère place le développement de l’axe Dilolo-Sakania en tête des enjeux, qu’il qualifie de nécessité majeure pour la RDC. Cet axe est celui de la concession du corridor signée à Kinshasa en 2026, que BETO a détaillée.
Autour de ce tronçon, la délégation congolaise avance plusieurs dossiers :
- La transformation locale des produits avant leur exportation et la mise en valeur des zones agricoles ;
- La transformation et la création de nouvelles villes le long du couloir ;
- L’inscription du Corridor de Lobito dans la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) ;
- Le rattachement des routes nationales au corridor, pour créer de la richesse dans plusieurs entités du pays ;
- Des routes reliées au couloir, présentées comme un soutien à la croissance économique, à la paix, aux opportunités et à la stabilité.
70 % du cobalt mondial, selon le ministère
Le ministère avance que 70 % de la production mondiale de cobalt doit transiter par ce couloir. Il met en regard un besoin d’énergie et de routes, afin de réduire les difficultés des opérateurs privés engagés dans le projet.
C’est la même ligne que celle défendue par la Première ministre Judith Suminwa devant l’Assemblée générale des Nations unies : un corridor qui serve l’industrialisation régionale et non la seule évacuation des minerais.
La réponse de la RDC sur les investissements
Lors de la première session, intitulée « Investissements dans le secteur des infrastructures », le ministre John Banza Lunda doit présenter la réponse du pays dans ce secteur. Les travaux se clôturent ce mardi 6 octobre 2026.
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