Sécurité & Défense Dialogue national: « Rien n’est plus important que l’intégrité territoriale de la RDC » (Patrick Muyaya)

Dialogue national: « Rien n’est plus important que l’intégrité territoriale de la RDC » (Patrick Muyaya)

Dialogue national: « Rien n’est plus important que l’intégrité territoriale de la RDC » (Patrick Muyaya)
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 18 JUILLET 2026 - 11:40 WAT · 4 min de lecture

La défense de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo doit primer sur toutes les considérations politiques. C’est le message central porté par le porte-parole du Gouvernement et ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, lors du briefing de presse organisé vendredi 17 juillet au studio Maman Angebi de la RTNC, consacré à l’évolution du processus de paix et à la consolidation du front intérieur face à l’agression rwandaise dans l’Est du pays.

Au cours de son intervention, le ministre a appelé les Congolais à privilégier l’intérêt supérieur de la Nation et à se mobiliser derrière les initiatives visant à préserver la souveraineté du pays.

«Eloko eleki intégrité territoriale eza te », a-t-il déclaré en lingala soit « Rien n’est plus important que l’intégrité territoriale », avant de préciser que « tous les Congolais partout dans le monde doivent avoir cette conviction ».

Patrick Muyaya a d’abord salué la déclaration du cardinal Fridolin Ambongo, estimant que le prélat a clairement reconnu l’existence d’une agression rwandaise contre la RDC.

« Vous avez vous-même entendu le cardinal parler de l’agression rwandaise dans l’Est de la RDC. Il y avait toujours eu une discussion à ce sujet, mais le fait qu’il l’ait dit de cette manière, sans ambiguïté, donne déjà le ton », a-t-il déclaré.

Selon lui, cette prise de position conforte la démarche engagée par le président Félix Tshisekedi pour fédérer toutes les forces vives du pays autour de la défense de la Nation.

Construire un front intérieur solide

Le porte-parole du Gouvernement a expliqué que les échanges entre le Chef de l’État et les responsables des confessions religieuses ont essentiellement porté sur la nécessité de construire un front intérieur fort.

Il a reconnu que certaines divergences persistent au sein de la classe politique et parmi les Congolais de la diaspora. Toutefois, il estime que ces différences ne doivent pas empêcher l’émergence d’un consensus national face à une menace qui concerne l’ensemble du pays.

Reprenant les propos du cardinal Ambongo, Patrick Muyaya a insisté sur le fait que le dialogue devra se construire progressivement.

« Le cardinal a parlé de « chemin faisant ». Nous savons que le dialogue doit se tenir normalement en République démocratique du Congo. C’est la volonté du Président de la République », a-t-il souligné.

Patrick Muyaya a rappelé que le président Félix Tshisekedi défend cette option depuis plusieurs années et qu’il vient, selon lui, d’offrir une nouvelle opportunité aux Congolais de discuter des solutions aux défis auxquels le pays est confronté.

Il a cité la Conférence nationale souveraine comme précédent historique démontrant que les grandes discussions nationales peuvent se tenir sur le sol congolais.

Le ministre a également indiqué que les chefs des confessions religieuses pourraient contribuer à trouver des réponses à la situation de certains compatriotes vivant à l’étranger ou faisant face à diverses préoccupations, dans le cadre du dialogue annoncé.

« L’enjeu n’est pas le Président Tshisekedi »

Patrick Muyaya a insisté sur le fait que cette démarche ne vise pas à défendre une personne, mais bien l’existence même de la République démocratique du Congo.

« L’enjeu ici, ce n’est pas le Président Tshisekedi, qui est lui-même héritier de cette situation. L’enjeu, c’est comment les Congolais de partout au monde arrivent à se mobiliser pour que, d’une seule voix, nous mettions fin à cette agression », a-t-il affirmé.

Selon lui, le Président de la République constitue aujourd’hui « le rempart contre les menaces de balkanisation » qui pèsent sur le pays.

Le ministre a également rappelé le coût humain et financier du conflit dans l’Est. « Les militaires qui meurent, les fonds qui sont engagés, ce sont les fonds de la République démocratique du Congo », a-t-il déclaré, invitant chaque citoyen à considérer cette guerre comme une cause nationale.

Il a ainsi exhorté les Congolais, qu’ils vivent au pays ou à l’étranger, à adopter des positions claires contre l’agression rwandaise, qu’il considère comme « le premier mal que nous devons collectivement endiguer ».

Patrick Muyaya a estimé qu’il est prématuré de se prononcer sur certaines questions individuelles liées au futur dialogue. Pour lui, la priorité demeure la préservation de la République démocratique du Congo en tant qu’État souverain, dans le respect de ses frontières héritées de la colonisation.

Christian Okende

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