Politique Doha : M23 soumet son cahier des charges détaillant ses conditions pour une éventuelle désescalade
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Doha : M23 soumet son cahier des charges détaillant ses conditions pour une éventuelle désescalade

Rencontre du President Félix Tshisekedi et le Président Rwandais, Paul Kagame à Doha au Qatar.
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 9 AVRIL 2025 - 15:39 WAT · 3 min de lecture

Après la rencontre entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame à Doha, en présence de l’émir du Qatar, les négociations pour le rétablissement de la paix continuent de prendre de l’ampleur. À cet effet, les rebelles de l’AFC/M23, qui occupent Goma, Bukavu et de larges territoires dans l’est de la RDC, semblent avoir fait un geste en modérant leurs positions avant d’entamer des dialogues directs avec Kinshasa.

Dans un communiqué relayé par Stanis Bujakera, correspondant de Jeune Afrique sur son compte X, ce mercredi 9 avril, alors que les deux délégations se trouvent actuellement à Doha pour les pourparlers, la délégation du M23 a soumis à la médiation qatarie un cahier des charges détaillant ses revendications et ses conditions pour une éventuelle désescalade.

Parmi ces conditions, présentées comme des « mesures de confiance » pour entamer des négociations avec le gouvernement congolais, ces exigences visent à créer un environnement propice aux pourparlers de paix, facilités par Doha, dans le cadre de la médiation pour résoudre la crise sécuritaire dans la région.

Les exigences de l’AFC/M23 incluent une déclaration solennelle de Félix Tshisekedi s’engageant publiquement au dialogue direct avec l’AFC/M23, ainsi que l’abrogation de la résolution de l’Assemblée nationale du 8 novembre 2022 concernant le brassage ou l’intégration des groupes armés au sein des forces de défense et de sécurité.

Les rebelles exigent également l’annulation des condamnations à mort, des poursuites et des mandats d’arrêt contre les dirigeants et les cadres de l’AFC/M23, ainsi que la libération des détenus civils et militaires arrêtés ou accusés de connivence avec l’AFC/M23.

Outre ces mesures, la rébellion souhaite que Kinshasa mette fin à et criminalise les discours de haine, ainsi que les actes de discrimination contre certaines communautés, et le déni de nationalité à l’encontre de certaines d’entre elles.

Les pourparlers entre le gouvernement congolais et le M23 débutent ce mercredi 9 avril à Doha, capitale du Qatar. Cette rencontre cruciale, organisée sous la médiation discrète des autorités qataries, vise à avancer vers une résolution pacifique du conflit qui ravage l’Est de la RDC.

L’objectif principal de ces discussions est de restaurer la paix dans une région marquée par des affrontements entre les FARDC, soutenues par les Wazalendo, et les rebelles de l’AFC/M23, appuyés par l’armée rwandaise. Ce mercredi marque une étape importante avec une première rencontre en face-à-face entre les deux camps.

Silas MUNGINDA

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